Les loutres, nouvelles stars d’Océanopolis à Brest !

Océanopolis, le centre scientifique marin de Brest a inauguré, le 17 avril, son nouveau bassin. Ses habitants ? Des loutres d’Europe et des otaries de Californie, qui seront bientôt remplacées par des loutres de Californie. Rencontre avec des mammifères adorables au caractère bien trempé.

Un petit museau, de grandes moustaches, une curiosité à toute épreuve. Les loutres d’Europe d’Océanopolis ont joué les stars pour l’ouverture de leur bassin au public. Un grand évènement qui s’est déroulé le 17 avril et auquel Gentside Découvertes a eu la chance d’assister ! Ouvert en 1990, Océanopolis a toujours voulu se faire l’écho des recherches scientifiques en matière de recherche océanographique. Situé à Brest, capitale européenne de l’étude des écosystèmes marin, il s’appuie pour cela sur une démarche éducative. Sans pour autant laisser de côté l’attrait touristique d’un tel complexe. C’est ainsi dans l’axe de ces démarches qu’Océanopolis a décidé de s’agrandir. Aux pavillons tempéré, polaire et tropical s’ajoute désormais un espace extérieur consacré aux loutres.

Avec lui, les responsables du centre, emmenés par Éric Hussenot, Céline Liret et Sami Hassani, ont souhaité mettre à l’honneur deux nouveaux écosystèmes : celui de l’Atlantique Nord-Est et celui de Californie. Parrainées par Gilles Boeuf, du Muséum d’Histoire Naturelle, les loutres symbolisent la diversité marine de ces deux milieux marins. Mais autrefois chassées pour leur fourrure, les loutres de mer sont aussi un bon indicateur de l’évolution de l’écosystème côtier.

Ce nouvel espace devrait permettre au public de découvrir en profondeur cet animal protégé. Détail inhabituel, les loutres sont présentées dans un milieu marin salé plutôt que dans une eau douce, ce qui ne les dérange absolument pas comme nous pouvons le constater. Situé derrière le pavillon polaire, le Sentier des loutres se compose de deux bassins. Exigeantes en termes de surfaces terrestre et marine, les loutres ont ainsi à leur disposition un enclos d’environ 150 mètres carrés. Un espace végétalisé a même été ajouté pour leurs déplacements terrestres.

Loutre d'Europe

La loutre d’Europe mange l’équivalent de 15% de son poids par jour. Cela peut aller jusqu’à 25% pour la loutre de mer.

Des mares d’eau douce, nécessaire au dessalage de leur fourrure, sont alimentées par une cascade et mènent ensuite à une station de lagunage. Avec 40.000 poils au centimètre carré, la fourrure de la loutre est son unique source de chaleur. Elle doit donc en prendre grand soin et veiller à ce qu’elle soit toujours propre, et pas collée par le sel. Vénus et Boukan, le couple de loutres d’Europe provient d’Alsace.

Loutres Océanopolis

Boukan et Vénus ont été présentés au public le 17 avril 2013 (Source : Océanopolis).

Très territoriale et peu sociale, cette espèce demande beaucoup d’attention et doit être nourrie plusieurs fois par jour, car elle mange quotidiennement l’équivalent de 15% de son poids « La loutre est très dynamique. De plus, elle ne possède pas de graisse sous sa fourrure. Elle doit donc énormément se nourrir pour compenser ses pertes quotidiennes », explique Claude Le Milinaire, conservateur adjoint.

Mais attention à ne pas trop se fier à leur sympathique bouille. « Les loutres d’Europe sont très territoriales et n’hésitent pas à mordre si on les embête ou si on leur fait peur », insiste Claude Le Milinaire. Le centre espère accueillir des petits, bien qu’une séparation des parents et des loutrons soit nécessaire dès le sevrage.

Le complexe devrait accueillir des loutres de mer de Californie d’ici 6 à 12 mois. En attendant, Océanopolis présente, pour une durée temporaire, un couple de jeunes otaries de Californie. En effet, l’obtention de spécimens de loutres de mer depuis les États-Unis est un processus compliqué et très réglementé. De plus, les États-Unis ont tendance à prêter uniquement des mâles ou des femelles, qui vivent en groupes séparément. La reproduction pourrait ainsi prendre un moment, le temps que les Européens forment des couples, via des programmes de reproduction.

« Lorsque que nous recevons les loutres, c’est à nous de gérer la population en Europe alors que les Américains se contentent de nous les prêter », précise Sami Hassani, responsable du service mammifères marins et oiseaux de mer. Contrairement à la précédente, la loutre de mer est une espèce très sociale, qui vit très peu sur terre. Aussi, il faut que les loutres soient au moins deux pour se sentir bien. Représentatives de l’écosystème du Pacifique Nord, les loutres de mer disposeront d’un enclos de 200 mètres carrés, composé d’un grand bassin d’eau salé de 5 mètres de profondeur.

L’ensemble de cet espace a été construit en respectant les règles américaines, afin de pouvoir accueillir les loutres de Californie. Mais pour le moment, ce sont donc des otaries de Californie qui occupent le bassin, en attendant l’arrivée de leurs cousines. Google et Amine sont un couple de jeunes otaries en provenance de Hollande et de France. En se propulsant grâce à ses pattes avant palmées, l’otarie aussi appelée loin de mer peut se déplacer jusqu’à 30km/h.

Otaries Océanopolis

À côté des loutres, Google et Amine, les otaries de Californie sont aussi les nouvelles du centre Source : Océanopolis).

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité, ainsi que l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« .

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