La fracturation hydraulique favorise les répliques de gros tremblements de terre

Des tremblements de terre d’ampleur peuvent déclencher des tremblements de terre à des milliers de kilomètres dans des zones où ont eu lieu des fracturations hydrauliques, aussi appelées fracking, d’après une étude publiée dans Science ce jeudi 11 juillet.

La fracturation hydraulique consiste à injecter des fluides sous haute pression dans de la roche pour la fissurer ou la micro-fissurer, et en extraire des gaz ou des hydrocarbures, comme le gaz et les huiles de schiste.

La technique est au cœur de nombreuses polémiques aux Etats-Unis et en France, à cause de ses effets sur l’environnement. Plusieurs études ont également évoqué le lien entre fracking et séismes, montrant notamment qu’injecter des fluides dans le sol peut augmenter la sismicité d’une région.

Cette nouvelle étude prouve qu’un tremblement de terre peut déclencher des répliques dans des régions lointaines si on a injecté des fluides dans celles-ci, rapporte Mother Jones. Ils ont observé trois gros tremblements de terre récents au Japon, au Chili et en Indonésie, et vu que jusqu’à 20 mois après, ces derniers ont déclenché de plus petits tremblements de terre dans des endroits comme le centre des Etats-Unis, région de fracking.

Fracturation hydraulique

Un site de fracturation dans le comté rural de Bradford, en Pennsylvanie (Source : Reuters).

« Les fluides agissent en quelque sorte comme un coussin sous pression », a expliqué l’un des chercheurs, Nicholas van der Elst, de l’université de Columbia, au journal. « Ils rendent le glissement de la faille plus facile. »

Les chercheurs savaient déjà que les régions qui ont naturellement beaucoup de pressions de fluide souterraines ont une activité sismique plus importante après un tremblement de terre important, même s’il a lieu à des milliers de kilomètre. Mais c’est la première fois qu’ils trouvent une preuve de ce lien dans des régions où les hommes sont venus ajouter des fluides.

Au centre et à l’est des Etats-unis, on a enregistré plus de 300 tremblements de terre d’une magnitude de 3 ou supérieure entre 2010 et 2012, alors que la moyenne de 1967 à 2000 est de 21 tremblements de terre annuels, note NBC News.

Des questions demeurent, note William Ellsworth, sismologue californien, dont la taille –et donc la dangerosité– des tremblements de terre provoqués par le fracking : « Nous savons beaucoup de choses sur le processus qui lance un tremblement de terre –qu’il soit naturel ou causé par les humains– mais il est très difficile pour nous de comprendre aujourd’hui jusqu’où il ira une fois qu’il est lancé. »

Source : Slate

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « La machine Terre », « Quand le Terre tremble… » et « Le volcanisme » ainsi que la page Risques majeurs.

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