Une nouvelle espèce de corail décrite grâce à l’expédition Tara Océans

L’expédition scientifique Tara Océans a permis de découvrir une nouvelle espèce de corail qui a été baptisée Echinophyllia tarae.

L’expédition scientifique internationale Tara Océans est la première depuis 40 ans à s’intéresser à l’écosystème corallien de la Polynésie française. Et bien lui en a pris puisqu’elle vient de décrire une nouvelle espèce de corail. Baptisée Echinophyllia tarae en référence au nom de la goélette de l’expédition, Tara, la nouvelle venue s’ajoute aux huit espèces de Echinophylia déjà connues et fait partie de la dizaine d’espèces encore inconnues qui ont été découvertes par Tara Océans.

Prélevée au cours de l’été 2011 aux îles Gambier, l’Echinophyllia tarae de « couleur vert foncé » vit entre 5 et 20 mètres de profondeur et n’a encore jamais été trouvée ailleurs dans le monde. Pour décrire chaque espèce rencontrée, l’expédition Tara Océans a réalisé, sur les 24 sites étudiés, des photographies sous-marines (reliées chacune aux coordonnées GPS) et des prélèvements de cinq fragments de coraux d’un centimètre carré chacun.

Echinophyllia tarae

Echinophyllia tarae est une nouvelle espèce de corail vivant dans les îles Gambier en Polynésie française (Source : Tara Océans).

Après avoir été analysé sur place, l’un des échantillons a été adressé au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, tandis que quatre autres ont été expédiés à l’université de Milan pour des analyses moléculaires. Systématiquement, les résultats ont alors été comparés aux autres Echinophyllia connues et malgré une grande hétérogénéité de forme et de couleurs chez ces coraux durs,  il était évident que le squelette calcaire d’Echinophyllia tarae présentait une taille et un aspect bien différent.

Découvrir et décrire cette nouvelle espèce était important pour démontrer une nouvelle fois à quel point notre méconnaissance des coraux et de leur diversité est grande. D’autant que les coraux sont des organismes fragiles qui sont gravement menacés par le réchauffement climatique, l’acidification des océans, la surpêche et toutes sortes de pollutions d’origine humaine.

Avec tous ses facteurs, plus de 75% des récifs coralliens dans le monde sont aujourd’hui menacés. Il est donc primordial de parfaire au plus vite nos connaissances sur ces organismes et d’envisager les mesures de protection les plus adaptées, souligne l’expédition Tara Océans dans un communiqué.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site dédié : www.taraexpeditions.org

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité, ainsi que l’exposition Espèces en danger de la mer des Caraïbes.

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