Le GPM, un nouveau satellite pour étudier les phénomènes météo extrêmes

La NASA a annoncé le lancement, le mois prochain, d’un satellite américano-japonais destiné à mesurer les précipitations et à évaluer le changement climatique au niveau mondial. Le GPM Core Observatory s’intéressera également à la formation des ouragans, aux sécheresses, et aux inondations ainsi qu’à l’évolution des ressources en eau douce.

Dans tout juste un mois, le 27 février prochain, un nouveau satellite, le GPM (Global Precipitation Measurement) Core Observatory, rejoindra l’espace. De conception américaine, l’engin partira du centre spatial Tanegashima au Japon à bord d’une fusée H-IIA. Une fois séparé du lanceur, il ira se placer à 407 km d’altitude.

Sa mission : étudier en détail la météo terrestre et les phénomènes qui l’animent. Pour cela, le GPM Core Observatory est équipé de deux instruments, un aponais et un américain qui « fourniront aux scientifiques et aux météorologues des informations essentielles pour aider à comprendre et faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes », indique John Grunsfeld, responsable du secteur science à la NASA.

Mais le satellite s’intéressera aussi, tout particulièrement aux précipitations. « Le cycle de l’eau est l’un des éléments les plus intéressants, dynamiques et importants dans nos études météorologiques et climatiques de la Terre », explique M. Grunsfeld repris par l’AFP.

GPM

Vue d’artiste de GPM core et de la flotte GPM (Source : NASA)

Pour mener à bien sa mission, le GPM coordonnera une flotte de satellites actuellement en service. D’autres satellites viendront compléter ce réseau qui, ajouté aux campagnes d’observation (dans les airs et au sol), permettront d’établir les mesures planétaires des précipitations et chutes de neige les plus précises jamais obtenues.

L’ensemble des données transiteront par le système de collecte et de transmission satellitaire de l’Agence spatiale américaine, a expliqué la NASA. A terme, la mission GPM Core Observatory constituera le premier réseau international coordonné de satellites capable d’étudier les pluies en temps réel (ou tout au plus décalé de trois heures) dans n’importe quelle région du globe. Même les régions polaires seront couvertes.

Les tests menés sur le satellite ont été achevés le 30 décembre dernier. Depuis, les agences peaufinent les derniers détails avant le lancement fatidique (dont on peut voir la simulation dans la vidéo ci-dessus). La fusée H-IIA est arrivée le 21 janvier à la base de Tanegashima. Mais amener le satellite jusqu’au Japon s’est avéré plus délicat et a nécessité deux ans de préparation.

« Je peux amener un vaisseau spatial jusqu’au Kennedy Space Center en Floride les yeux fermés, vous voyez, mais ceci demande beaucoup plus de travail », a commenté Jean Manall du Goddard Space Flight Center. Finalement, le satellite est arrivé sans encombre jusqu’à Tanegashima fin novembre 2013. Depuis, il attend son lancement. Si tout se passe bien jusqu’ici, la NASA et la JAXA (Agence spatiale japonaise) espère offrir grâce à GPM, l’apport technologique le plus récent permettant d’étudier la planète.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter sur le site d’Archipel des Sciences les expositions « Initiation à l’astronomie », « Promenade spatiale au fil des ondes » et « Question d’espace » ainsi que les pages Astronomie et Risques majeurs.

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