Catastrophe naturelle : les 10 endroits les plus dangereux de la planète

Si vous comptez vous expatrier, sachez que certains pays et villes sont bien plus dangereux que d’autres. Non pas en raison de guerres ou de problèmes de sécurité, mais tout simplement à cause de leur géographie. Voici 10 endroits où l’on ne peut pas toujours dormir sur ses deux oreilles.

Si certains endroits de la planète sont rendus invivables par la criminalité et les guerres, d’autres sont perpétuellement menacés par des phénomènes impossibles à éradiquer. Séismes, ouragans, tornades, inondations, sécheresses : entre le 1er janvier 2001 et le 30 décembre 2010, 7.563 catastrophes naturelles ont été recensées sur l’ensemble de la planète, soit en moyenne 756 événements par an, selon Ubyrisk Consultants, cabinet d’étude spécialisé dans les risques naturels. 1.244.230 personnes ont trouvé la mort dans ces catastrophes.

En raison de leur climat et de leur géologie, certains endroits de la planète sont plus exposés que d’autres à ces manifestations naturelles. On les trouve sur tous les continents, mais leur impact n’est pas toujours comparable, certains pays ne disposant pas de moyens de prévention et protection suffisants. Petit tour d’horizon de dix villes et pays dont les habitants sont particulièrement menacés par les caprices de notre climat.

1 – Miami, Floride, Etats-Unis

Aussi étonnant que cela paraisse, la capitale de la Floride, située au sud de l’Etat figure dans le classement. Et pour cause, elle vit sous la menace perpétuelle des ouragans. L’U.S Geological Survey estime que la pointe sud de la Floride peut être touchée par 60 ouragans en seulement 100 ans. La ville en a d’ailleurs connu de particulièrement violents tout au long du XXème siècle. En 1926, celui que l’on surnomme le Grand Ouragan de Miami a tué au moins 373 personnes. En 1935, 408 habitants ont trouvé la mort dans les Florida Keys.

Le plus célèbre ouragan reste celui de 1922. Andrew est l’un des plus destructeurs ayant jamais frappé les États-Unis. En traversant la Floride, son intensité variait entre les catégories 4 et 5, avec un diamètre de 800 km environ. Certaines banlieues de Miami on été rasées par les vents à plus de 260 km/h. L’ouragan a ensuite traversé le golfe du Mexique pour terminer sa course en Louisiane.

Cyclone Floyd 1999

Le cyclone Floyd en Floride en 1999.

2 – Le lac Nyos, Cameroun

Ce lac de cratère volcanique du nord-ouest du Cameroun a l’air paisible à première vue. Mais sous ses eaux se cache une poche de magma dont s’échappe du dioxyde de carbone, maintenu dissous par la pression, du moins jusqu’au 21 août 1986. Ce jour là, le lac a été ‘renversé’ par la chute d’un pan de falaise, qui a provoqué une explosion du gaz à la surface de l’eau : c’est ce que l’on appelle une éruption limnique.

La vallée en contrebas du lac a été gravement touchée par un nuage de CO2, asphyxiant 1.700 personnes environ et plusieurs milliers d’animaux. Depuis, le gaz contenu dans le lac est évacué à l’aide de colonnes de dégazage, qui pompent l’eau saturée en dioxyde de carbone depuis le fond du lac. Le système empêche l’accumulation de gaz, mais le lac reste très dangereux.

D’autres étendues d’eau africaines connaissent la même situation : le lac Kivu, en Afrique centrale, pourrait bien connaître une éruption limnique, alors que le lac Monoun, au Cameroun, en a connu une en 1984. Il est soumis à une opération de dégazage depuis 2003.

3 – Les Maldives

Les atolls paradisiaques des Maldives font rêver, mais la vie sur ces îles ne tient plus qu’à un fil. Lorsqu’il a été élu en 2008, le président Muhammed Nasheed a annoncé comme l’une de ses priorités la création d’un plan permettant de financer la délocalisation de la totalité des Maldiviens. On estime que les Maldives pourraient être entièrement submergées d’ici une centaine d’années. Le point le plus élevé de l’archipel s’élève actuellement à 2 mètres à peine au-dessus du niveau de la mer, qui augmente d’environ 3 mm par an.

Sans compter que la zone est menacée par les tsunamis : celui de 2004 a ravagé 10% du pays, et laissé un tiers des 300.000 habitants sans abris. Plus de 80 personnes avaient également trouvé la mort. Pour le moment, l’Inde et le Sri Lanka ont été mentionnées comme potentielles terres de refuge pour les habitants des Maldives.

4 – Le Guatemala

L’Amérique Centrale de manière générale est particulièrement menacée par des catastrophes naturelles de type ouragan, coulée de boue et tremblement de terre. Cela est tout simplement dû à la configuration géologique de la région, entourée par ce que l’on appelle la Ceinture de feu, un alignement de volcans bordant l’océan Pacifique.

Mais le Guatemala a connu des épisodes sismiques particulièrement violents. En 1976, un séisme de magnitude 7.5 a tué environ 23.000 personnes, et près d’un million d’habitants se sont retrouvés sans abris. En 2012, un tremblement de terre sous-marin presque aussi puissant que celui de 1976 (7.4 sur l’échelle de Richter) a touché le département de San Marcos, à 250 km à l’ouest de la capitale, Guatemala City.

Des coulées de boue ont également enseveli plusieurs villages en 2005, après le passage de l’ouragan Stan. La petite ville de Panabaj est depuis considérée comme un cimetière, les corps de 300 habitants disparus n’ayant jamais pu être retrouvés. On estime qu’environ 2.000 personnes ont trouvé la mort durant cet épisode.

5 – Naples, Italie

Actuellement en sommeil, le Vésuve n’en reste pas moins dangereux pour ses environs, et notamment la ville de Naples. S’il entre en éruption, ce qui n’est pas arrivé depuis 1944, près d’un million de personnes devront être évacuées. Le pire cas envisagé est celui d’une éruption similaire à celle de 1631. Les versants de la montagne seraient balayés par des nuées ardentes, et les zones périphériques subiraient des chutes de roches solides, ou éjectas.

Baie de Naples & Vésuve

Vue de la baie de Naple et du Vésuve.

A l’ouest de la ville, la région volcanique des champs Phlégréens peut aussi menacer l’agglomération de Naples. Certaines îles volcaniques au large de Naples inquiètent également les spécialistes, comme celle d’Ischia. L’éruption de son volcan pourrait s’avérer encore pire que celle du Vésuve, estime Guido Bertolaso, directeur de l’agence de protection civile italienne.

6 – La liaison Oklahoma City/Tulsa, Etats-Unis

Plus d’un million de personnes vivent le long de la route I-44, qui relie Oklahoma City à Tulsa, sur 177 km. Chaque année, durant la saison des tornades, cette zone est très exposée, lorsque l’air sec des montagnes Rocheuses rencontre l’air chaud du Golfe du Sud dans les plaines. Depuis 1890, plus de 120 tornades ont ravagé Oklahoma City.

Le 3 mai 1999, pas moins de 70 tornades ont touché la région, les plus violentes ayant détruit 1.700 habitations. L’une d’elles, de catégorie F5, a tué 40 personnes et causé pour un milliard de dollars de dégâts. Le comté de Tulsa a de son côté été touché par 69 tornades entre 1950 et 2006. La ville de Tulsa est particulièrement exposée aux crues de la rivière Arkansas, causées par les pluies accompagnant les violents orages de la région.

7 – Le Sahel

Dans cette zone bordant le sud du Sahara, c’est la désertification qui menace les populations humaines et animales. Le Sahel s’étend de l’Atlantique à la mer Rouge, en passant par la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Algérie, l’Ethiopie et l’Erythrée.

Pauvre en eau et trop intensément cultivée, la région est touchée par la désertification. La sécheresse, entraînant la famine, aurait ainsi tué plus de 100.000 personnes dans la région entre 1972 et 1984, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU).

8 – Java et Sumatra, Indonésie

Sécheresse, inondations, séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, glissements de terrain… La liste des catastrophes naturelles susceptibles de toucher les îles de Sumatra et Java est longue. De toute l’Indonésie, ce sont ces deux îles qui sont les plus menacées. Sumatra a été l’une des îles les plus touchées par le tsunami de 2004, provoqué par un séisme de magnitude 9.1.

Tout au long du XXème siècle, en Indonésie, les sécheresses ont tué près de 10.000 personnes, et les volcans 18.000 personnes. Mais les tremblements de terre restent les plus meurtriers, avec 22.000 morts sur la même période (1907-2004). En 2013, l’île de Java a également été touchée par des inondations et glissements de terrain, ayant forcé l’évacuation de milliers d’habitants de l’ouest de l’île.

9 – Istanbul, Turquie

La faille nord-anatolienne glisse d’environ 20 mm par an, entre la plaque eurasienne et la plaque anatolienne. Longue de 1000 km, elle passe juste au sud d’Istanbul, la plus grande ville de Turquie. Très active, cette faille a entraîné plusieurs séismes destructeurs depuis le début du XXème siècle. Celui de 1999, de magnitude 7.6, a dévasté la ville d’Izmit et tué environ 17.000 personnes.

Séismes Turquie

Les derniers séismes en Turquie.

Le segment de la faille situé au sud d’Istanbul n’est pas encore entré en mouvement, mais les scientifiques sont presque certains que la prochaine fois que le sol turc tremblera, la ville sera touchée. En mars dernier, le géophysicien Tom Parsons, de l’US Geological Survey, a affirmé que les chances qu’Istanbul soit frappée par un séisme de magnitude 7 ou plus dans les 25 prochaines années étaient de 30 à 60%.

Les experts craignent que du méthane et d’autres gaz soient massivement relâchés lors du tremblement de terre. Un suivi de la faille a été mis en place pour surveiller un éventuel dégazage précédant une rupture.

10 – Les Gonaïves, Haïti

Berceau de l’indépendance haïtienne, la commune historique des Gonaïves est aussi une cible privilégiée des orages violents et ouragans. Plusieurs tempêtes tropicales ont ravagé la ville, dont l’une des plus meurtrières à ce jour est celle de 2004, appelée Jeanne. Plus de la moitié des Haïtiens décédées au cours de l’ouragan étaient des habitants des Gonaïves.

Entre août en septembre 2008, les ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike ont bien failli entraîner l’inondation totale de la ville. La boue et les eaux troubles ont submergé certaines parties des Gonaïves, et près de 500 personnes sont décédées.

Mais pourquoi la ville est-elle si sujette à la destruction ? En plus d’être située sur la côte du golfe de Gonâve, Les Gonaïves reposent sur un lit majeur, c’est-à-dire la partie du lit d’un cours d’eau inondée seulement en cas de crue. De plus, la déforestation massive des collines entourant la ville facilite la création de coulées de boue lors des orages.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « La machine Terre », « Quand le Terre tremble… » et « Le volcanisme » ainsi que la page Risques majeurs.

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