Un supervolcan a-t-il été découvert à la surface de Mars ?

Les astronomes de l’Agence spatiale européenne pensent avoir identifié une caldeira formée suite à l’éruption d’un supervolcan à la surface de Mars. Elle présenterait les caractéristiques d’un cratère d’origine volcanique, et non d’une structure créée par l’impact d’un météore.

À chaque fois que les astronomes se penchent sur Mars, ils découvrent une nouvelle caractéristique incroyable à sa surface. Cette fois-ci, ceux de l’Agence spatiale européenne (ESA) pensent y avoir découvert un supervolcan grâce à des images capturées par la sonde Mars Express en novembre 2014.

Ces clichés dévoilent à la surface une structure qui pourrait être une caldeira. C’est-à-dire un fossé d’effondrement formé à la suite d’une importante éruption volcanique. Sur Terre, on trouve par exemple celui du volcan Yellowstone, qui est un peu plus grand que la caldeira martienne.

Nommée Siloe Patera par les astronomes européens, la structure se situe dans la région de Mars appelée Arabia Terra. Elle comprend deux cratères emboîtés et mesure environ 40 kilomètres par 30. Le point le plus profond se situe à un peu plus d’1,7 kilomètre sous la surface. Mais pourquoi les scientifiques en ont-ils déduit la possible existence d’un supervolcan ?

Siloe Patera

Siloe Patera, le supervolcan de Mars ? (Source : ESA)

Selon eux, Siloe Patera ne présente pas les caractéristiques d’un cratère d’impact, formé par la chute d’une météorite par exemple. Avec de telles mensurations, les chercheurs s’attendraient à observer une partie centrale rebondie, ce qui n’est pas la cas. De plus, comme on peut le voir autour des cratères voisins, l’impact aurait dû disperser de la matière aux alentours. Encore une fois, Siloe Patera ne respecte pas ce pré-requis.

Alors que les deux dépressions observées au sein de la structure martienne pourraient être issues de deux épisodes éruptifs différents, datant de plusieurs millions d’années. La diminution de pression du magma, ou le déplacement de cette roche en fusion sous la surface, pourraient avoir entraîné de tels effondrements.

Enfin, les chercheurs ont rappelé que la région Arabia Terra était couverte de dépôts géologiques dont la présence pourrait justement être expliquée par une activité volcanique passée. D’autres cratères étranges peuvent d’ailleurs être observés aux alentours. Aussi, les experts de l’ESA pensent que la zone abrite d’autres supervolcans.

Les supervolcans sont formés par du magma piégé en profondeur : une énorme pression s’accumule avant que le volcan n’explose d’un seul coup. Voilà pourquoi l’on observe une caldeira, un effondrement, plutôt qu’une haute montagne en pente.

Sur Terre, on appelle supervolcan un volcan produisant au moins 1.000 kilomètres cubes de matériaux volcaniques lors d’une éruption. Un exemple sur notre planète est la caldeira de Yellowstone aux États-Unis, qui mesure environ 45 kilomètres de largeur pour 85 kilomètres de longueur.

L’activité des supervolcans est plusieurs milliers de fois plus importante que celle des éruptions volcaniques « normales » : assez puissante pour changer le climat à l’échelle d’une planète. Pour les chercheurs, l’implication potentielle du supervolcan de Siloe Patera sur l’évolution de Mars est une raison suffisante pour poursuivre son étude.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Question d’espace« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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