Le parachute de la NASA, crucial pour envoyer des hommes sur Mars, n’est pas encore au point

L’Agence spatiale américaine a testé cette technologie pour la seconde fois lundi, un troisième test est prévu.

La NASA a échoué, lundi 8 juin, à déployer complètement son parachute supersonique géant, une technologie jugée cruciale pour le succès des futures missions habitées sur Mars car elle est censée permettre à de gros vaisseaux de se poser en douceur sur le sol de la planète rouge.

Testé pour la seconde fois, sur trois essais au total, la technologie appelée « Low-Density Supersonic Decelerator », ou LDSD, avait commencé son ascension d’environ trois heures en début de soirée depuis une base militaire de Hawaï. La NASA ne pouvait pas donner de détails lundi soir sur la manière dont le parachute de 30 mètres de diamètres a fonctionné sauf à dire qu’il s’était déployé « partiellement ».

Lors d’une première tentative en juin 2014, le parachute s’était déchiré au tout début de la descente, poussant l’Agence spatiale à revoir sa conception. Comme l’atmosphère sur Mars est de très faible densité, tout parachute destiné à ralentir un vaisseau spatial lourd se déplaçant à grande vitesse devra être particulièrement résistant.

Parachute géant NASA

Le parachute géant est appelé « Low-Density Supersonic Decelerator » (Source : NASA).

Un bateau doit récupérer « la soucoupe » et sa boîte noire pour analyser toutes les données de cet essai, une conférence de presse est prévue mardi pour en donner les résultats complets.

La NASA a commencé à tester cette technologie dès 1976 avec sa mission Viking qui a envoyé deux robots sur Mars. Mais avec l’objectif d’envoyer des hommes sur la Planète Rouge à l’horizon 2030, l’Agence teste des parachutes de nouvelle génération, à la technologie plus avancée, qui permettront de poser en douceur de plus gros vaisseaux sur le sol martien.

La soucoupe volante utilisée, pèse un peu plus de trois tonnes, soit trois fois le poids des véhicules que la NASA est actuellement capable de faire atterrir sur Mars. Pour le test, un énorme ballon gonflé à l’hélium transporte le véhicule et son parachute jusqu’à une altitude de 37 kilomètres au-dessus de l’océan Pacifique. Le ballon lâche alors la soucoupe, qui sera emmenée encore plus haut, jusqu’à 55 kilomètres d’altitude, propulsée par une fusée atteignant 3,8 fois la vitesse du son, soit 4 651 km/h.

Le ralentisseur supersonique aérodynamique gonflable en forme de donut, appelé « SIAD » (pour Supersonic Inflatable Aerodynamic Decelerator), se déploiera alors pour freiner la descente du vaisseau jusqu’à une vitesse d’environ 2,5 fois la vitesse du son. C’est à ce moment-là que le parachute prend le relais pour aider la soucoupe à se poser sans encombre sur l’océan Pacifique, environ quarante minutes plus tard. Cette nouvelle technologie est testée à très haute altitude, car les conditions y sont similaires à celles de la haute atmosphère de Mars.

Source : Le Monde

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Question d’espace« , ainsi que la page « Astronomie/Physique.

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