Biocarburants, énergie solaire ou électricité, les avions cherchent comment voler plus vert

Les constructeurs, réunis au salon du Bourget, développent des carburants moins polluants que le kérosène.

Comme un avion sans pollution : les constructeurs aéronautiques, qui se sont fixé l’objectif de réduire de 50 % leurs rejets de dioxyde de carbone d’ici à 2050, cherchent des alternatives au kérosène. Alors que le nombre de passagers augmente chaque année l’industrie aéronautique cherche à réduire ses frais de carburant tout en diminuant ses émissions de CO2, qui représentent environ 3 % des émissions mondiales. Voici comment.

Ce n’est pas pour demain, mais l’expérience du Solar Impulse pourrait ouvrir la voie à des recherches sur l’énergie solaire dans l’aéronautique. Le principal problème à résoudre sera le poids des batteries embarquées : actuellement, pour faire un Paris-New York avec de l’énergie solaire, il faudrait embarquer des batteries qui multiplieraient par six le poids de l’avion. Rien que ça. Mais d’ici 40 à 50 ans, les experts estiment que l’on pourrait réussir à faire des avions de ligne entièrement solaires et sans surpoids.

Avion

C’est la piste la plus sérieusement à l’étude : les biocarburants à base d’huile de friture ou de canne à sucre sont déjà utilisés par certaines compagnies. Fin 2014, Boeing a fait décoller son premier vol avec 15 % de « diesel vert », produit à partir d’huiles végétales, d’huiles de cuisson usagées et de déchets de graisses animales. Air France exploite également depuis octobre un vol par semaine entre Toulouse et Orly avec 10 % de farnesane, un dérivé de la canne à sucre. Toutefois, ces carburants alternatifs ne peuvent être utilisés qu’en complément du kérosène traditionnel et présentent le danger de concurrencer l’usage alimentaire de produits agricoles. Quant à leur coût, il est encore prohibitif pour beaucoup d’avionneurs.

A l’instar des voitures, les avions pourraient devenir hybrides avec un moteur électrique qui fournirait l’énergie nécessaire au roulage. Le « green taxiing » conjugué à une optimisation des trajectoires pourrait faire économiser 30 % de carburant, estime Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d’Airbus Group.

Si on ne peut pas remplacer le kérosène du jour au lendemain, on peut au moins essayer d’en consommer moins. C’est le principal axe de recherche des constructeurs aéronautiques : en allégeant le poids des appareils, on réduit considérablement la quantité de kérosène nécessaire. L’A320neo d’Airbus promet déjà une consommation réduite de 15 % par rapport au modèle précédent. Quant au rival américain Boeing, il assure que son 737 MAX, dont le premier vol est prévu l’an prochain, consommera entre 2,1 et 2,4 litres de carburant aux 100 kilomètres par passager, soit 20 % de moins que les modèles de la fin des années 1990. « Les trois quarts de notre recherche et développement sont liés à l’amélioration de la performance écologique de nos produits », souligne Julie Felgar, responsable de la stratégie environnementale de la division aviation commerciale de Boeing.

Source : 20 Minutes

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Développement durable/Energie.

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