Cette tortue, ultime espoir de son espèce, pourrait bientôt devenir mère

La dernière tortue femelle Rafetus swinhoei âgée d’au moins cent ans pourrait bientôt devenir mère. Une équipe de chercheurs a réussi pour la première fois à inséminer de manière artificielle cette femelle qui devrait commencer à pondre d’ici quelques semaines.

C’est une dernière chance capitale pour cette femelle Rafetus swinhoei âgée d’une centaine d’années. Cette tortue géante à carapace molle est la dernière femelle de son espèce et constitue donc un véritable espoir pour sauvegarder ses congénères. Dans ce but, elle vient de faire l’objet d’une nouvelle initiative.

Pour la première fois, elle vient de subir une insémination artificielle à l’aide du sperme d’un mâle de son espèce. Une opération qui pourrait permettre à cette femelle de pondre environ une soixantaine d’œufs d’ici quelques semaines. Et les scientifiques espèrent que cette fois, les œufs seront fertiles.

Cette femelle avait été transportée en 2008, dans le cadre d’un programme de conservation orchestré par l’Alliance pour la survie des tortues (TSA), du zoo de Changsha au zoo de Suzhou dans le but de s’accoupler avec l’autre mâle Rafetus swinhoei présent en Chine. Si la partie « reproduction » a bien été un succès, les œufs en résultant étaient malheureusement stériles.

Tortue Rafetus swinhoei

Tortue Rafetus swinhoei.

Les chercheurs n’ont donc eu d’autres choix que de songer à l’insémination artificielle, bien que des études antérieures suggéraient les risques d’une telle méthode sur un animal âgé de 100 ans. C’est ainsi en anesthésiant le mâle dans le but de lui soutirer son sperme, que ces derniers ont trouvé la raison de la stérilité des œufs de la femelle Rafetus swinhoei.

Ce spécimen avait les organes sexuels endommagés des suites d’un combat, ce qui l’empêchait de féconder correctement la femelle de façon naturelle. Mais l’insémination artificielle pourrait conduire à de meilleurs résultats.

Mission réussie pour les scientifiques, puisque la femelle a supporté l’insémination. La seconde phase, savoir si les œufs sont fertiles ou non, reste toutefois très incertaine. « Beaucoup de reptiles ont l’apparence de leurs œufs qui change […] ce qui montre qu’ils sont fertiles et en sont aux premiers stades de l’incubation », affirme Paul Calle, chef vétérinaire à l’Association pour la conservation de la faune sauvage (WCS) au zoo du Bronx, dans une déclaration.

Il s’agit de la première insémination artificielle réalisée sur une tortue de cette espèce originaire d’Asie. Une telle opération est nécessaire puisqu’elle représente l’ultime recours pour ces reptiles considérés comme en danger critique d’extinction et dont il ne reste que quatre représentants.

Si les œufs s’avèrent fertiles et conduisent bien à la naissance de petites tortues, il faudra toutefois encore attendre une quinzaine d’années supplémentaires avant que les Rafetus swinhoei ne soient assez pour sortir du seuil critique.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que la page Milieu marin/Biodiversité.

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