L’hippocampe, l’anguille, le tigre… Ces espèces sont elles aussi décimées

Les éléphants et les rhinocéros ne sont pas les seules espèces protégées dont la survie est menacée par le braconnage et les trafics.

  • L’hippocampe

Cette espèce protégée, présente dans les mers des zones tropicales et tempérées, est très prisée en Chine. Les amateurs, qui consomment l’hippocampe séché, en décoctions et en tisanes, lui prêtent des vertus fortifiantes, voire aphrodisiaques. Le prix au kilo peut atteindre 300 euros. En février dernier, les douanes françaises ont saisi, à l’aéroport de Roissy, un lot de 18688 hippocampes déshydratés en provenance de Madagascar et à destination de Hongkong.

  • Le pangolin

Ce petit animal au corps couvert d’écailles vit en Asie du Sud-Est et en Afrique. Avec 1 million de spécimens capturés entre 2004 et 2014, c’est le mammifère le plus braconné au monde. En Chine et au Vietnam, ses écailles sont utilisées dans la médecine traditionnelle. Le prix au kilo ? 590 euros selon l’ONG Robin des Bois. La viande, elle, coûte moins cher : 315 euros le kilo. En France, 250 kilos d’écailles ont été saisis en juillet 2014 à Roissy, en provenance du Nigeria et à destination du Laos.

Pangolin

Pangolin (Source : AFP)

  • L’anguille

Les anguilles et leurs alevins, appelés civelles ou pibales dans l’ouest de la France (leur zone de prédilection), sont protégés et interdits d’exportation hors d’Europe depuis 2010. Mais les alevins, vendus 280 euros le kilo sur le marché légal, sont très recherchés. Selon Philippe Boisneau, président du Comité national de la pêche professionnelle en eau douce, le tarif au kilo en Chine peut atteindre 3000 euros.D’après lui, des réseaux très structurés parviennent à sortir d’Europe plusieurs dizaines de tonnes chaque année. Ils se sont développés depuis que les espèces asiatiques d’anguilles ne suffisent plus à alimenter les étals japonais.

  • Le tigre

Les tigres sauvages se font rares en Chine. On n’en compterait plus que 50 à 60 dans les forêts de Mandchourie, contre 5000 à 6000 dans les zoos, les lieux d’élevage, les cirques et autres parcs d’attractions. En dépit de l’adhésion de ce pays à la Cites, la convention sur les espèces menacées d’extinction qui s’applique aussi aux animaux captifs, ceux-ci font l’objet d’un commerce effréné. Même leurs os sont convoités. Une bouteille de « vin de tigre » – un alcool de riz dans lequel a macéré la carcasse d’un animal (photo) – se vend une centaine de dollars. Selon des croyances locales, ce breuvage aurait des vertus médicinales. Sur l’ensemble de la planète, seuls 3500 tigres vivent en liberté, principalement en Inde.

  • Le loris paresseux

Ce primate nocturne est présent dans toute l’Asie, avec huit espèces différentes. En Indonésie, où il est censé être protégé, il est vendu comme animal de compagnie. Sa morsure étant toxique, les braconniers l’édentent avant de le vendre. Sur le marché international, son prix peut atteindre 2300 euros. L’attrait pour le loris s’expliquerait en partie par la diffusion sur Internet de vidéos montrant des animaux jouant avec leur maître. En réalité, ils peinent à survivre hors de leur habitat naturel. Et ils ne font des compagnons dociles que parce que leur principal mécanisme de défense est… la passivité.

Source : L’Express

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que la page Milieu marin/Biodiversité.

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