Des plongeurs croisent la route d’une crevette-mante, un crustacé aux yeux fantastiques

Des plongeurs en pleine excursion au large des Philippines se sont retrouvés face à une étrange créature aux yeux globuleux. Il s’agit en réalité d’une squille, ou « crevette-mante », un prédateur beaucoup plus puissant qu’il n’en a l’air.

Les océans regorgent de créatures dont l’aspect peut parfois étonner. C’est ce qu’ont constaté des plongeurs partis explorer les profondeurs au large des Philippines. Au détour d’un rocher, ils se sont retrouvés nez-à-nez avec un étrange animal aux yeux globuleux et aux couleurs chatoyantes.

Cet extraordinaire spécimen est en fait un crustacé portant le nom de squille ou de « crevette-mante ». Et celui-ci est justement réputé pour ses yeux. En effet, selon les spécialistes, cet animal de la famille des Stomatopoda possède l’une des visions les plus complexes au monde. Mais ce n’est pas sa seule particularité car il est aussi beau que dangereux.

Crevette-mante

Crevette-mante

Les squilles sont de redoutables prédateurs et sont dotées de pattes surpuissantes qui ne laissent aucun espoir aux malheureuses créatures qui croisent leur chemin. Il existe quelque 400 espèces connues et, parmi elles, certaines possèdent des techniques bien particulières afin d’achever leur proie.

Les frappeuses, par exemple, délivrent un coup particulièrement puissant à l’aide de marteaux nichés dans leurs pattes avant. Les coups portés peuvent atteindre jusqu’à 80 km/h, quant à l’impact, il représente plus de 1.000 fois le poids de la squille. Un coup redoutable, qui parvient à perforer les coquilles les plus tenaces.

Des scientifiques ont étudié les propriétés de ce marteau surpuissant et ont découvert que cette arme était constituée d’hydroxyapatite, un minéral présent dans les dents ou les os des vertébrés. Mais derrière cette couche, se trouve un deuxième blindage composé lui, de fibres de chitosane et de magnésium. Le tout est rehaussé d’une troisième couche, conférant au marteau son caractère indestructible.

Même l’armée s’est montrée intéressée par les propriétés de la squille afin de concevoir de nouveaux matériaux de protection, à la fois léger et résistant. Ce qui montre que la réputation de cette force de la nature n’est plus à faire, que ce soit sous la mer comme sur Terre.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que la page Milieu marin/Biodiversité.

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