Pluton : trois mois après son survol, les chercheurs publient leurs résultats

D’autres suivront, la sonde New Horizons continuant de transmettre ses informations au compte-gouttes.

« Ça y est, on a fini de recevoir toutes les données récoltées par la sonde New Horizons lors de son survol de Pluton. » Cette phrase, on ne l’entendra pas avant un an : distante de quelque 5 milliards de kilomètres, la sonde américaine qui a survolé Pluton le 14 juillet dernier n’a transmis que 15 % de ses relevés, et mettra encore plusieurs mois à nous les communiquer. En attendant, son équipe de chercheurs travaille sur les données déjà récupérées. Et ce vendredi dans Science, ils publient leur tout premier article scientifique dont on vous résume le contenu en quatre points.

  • La taille précise de Pluton

Pluton a un rayon compris entre 1.150km et 1.200km. Ça, c’est ce qu’on savait avant. Dans Science, on apprend que la planète a plus exactement un rayon de 1.187km, à 4km près. Pas vraiment un détail, puisque l’information permettra à tous les chercheurs travaillant sur la formation de Pluton, son atmosphère et ses échanges de matière avec la lune Charon d’affiner grandement leurs calculs.

Pluton New Horizon 13/07/2015

Pluton photographiée par New Horizons le 13 juillet (Source : NASA)

  • La naissance de Pluton et sa lune Charon

A première vue, il n’y a qu’un vague air de famille entre Pluton et Charon. Mais le calcul de leur densité permis par New Horizons suggère que leur composition est bien plus semblable que ce qu’on imaginait. Nés d’une collision ancienne entre deux corps de la ceinture de Kuiper, ils pourraient redéfinir ce que l’on sait du timing, de la durée et des mécanismes d’accrétion au sein de ce lointain amas de petits corps épars.

La petite taille de Pluton est comparable à celle de certaines lunes des géantes Saturne et Jupiter. Ces lunes ont une activité géologique, permise par une énergie appelée force de marée. Pluton et Charon ne disposent pas d’une telle force de marée : elles sont trop petites, et tournent l’une autour de l’autre autour d’un point situé entre les deux. Pour autant, la planète naine n’est pas inerte : dans Science, on apprend que de la chaleur émanerait d’éléments radioactifs internes, restes de sa naissance il y a plus de 4 milliards d’années.

Charon 13/07/2015

Photo de Charon obtenue en fusionnant les clichés noir et blanc, et couleur (Source : NASA)

  • La troublante absence de cratères expliquée

Cette chaleur radioactive n’explique pas tout. Pourquoi Pluton, vieille planète, a-t-elle une région très sombre et couverte de cratères qui côtoie une région claire et lisse, bizarrement dépourvue d’impacts de météorites ? La réponse se situerait dans l’orbite de Pluton, différente de celle des planètes non-naines : elliptique, elle se rapproche du Soleil avant de s’en éloigner au cours de sa révolution qui dure 248 années terriennes. Quand il fait « chaud », méthane, azote et monoxyde de carbone se subliment dans l’atmosphère. Quand ça refroidit, ces gaz se solidifient au sol. Si la grande région lisse en forme de cœur est dépourvue de cratères, ce serait parce que ceux-ci sont en fait recouverts par des glaciers d’azote.

Source : 20 Minutes

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Question d’espace« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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