À cause du réchauffement, le Golfe persique pourrait devenir inhabitable

Une fournaise inhabitable pour l’Homme. En résumé, c’est ce que pourrait devenir une bonne partie du Golfe persique d’ici la fin du siècle à cause du réchauffement climatique, à en croire une étude publiée lundi 26 octobre dans la revue Nature Climate Change. Au programme, des étés à 45°C de moyenne et des pics de chaleur humide proches de 80°C.

Comme l’écrivent les auteurs, le corps humain est capable de s’adapter à des températures extrêmes, notamment grâce à la transpiration. Mais pour cela, il faut que la température de condensation, qui combine la température et l’humidité, « reste sous un seuil de 35°C ». Or, selon leurs simulations climatiques, « des pics de température humide dans la région […] vont probablement frôler et dépasser ce seuil ».

Le Golfe persique, qui comprend l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, l’Iran ou le Qatar, est déjà l’un des lieux les plus chauds au monde. C’est là que les températures et indices de chaleur (qui prennent en compte l’humidité) les plus élevés ont été recensés. 74°C ont ainsi été atteints en Iran en août dernier, même s’il ne s’agit pas d’un record homologué, explique le Washington Post.

Golfe persique

Le golfe persique.

Si les émissions de gaz à effet de serre restent sur leur trajectoire actuelle, les chercheurs craignent des dépassements de ce seuil qui « définit la limite de la capacité de survie pour un homme en bonne forme dans un milieu extérieur bien ventilé ». Des dépassements qui toucheraient de grandes villes comme Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Dhahran et Bandar Abbas et pourraient menacer les personnes âgées et vulnérables.

Si le réchauffement n’est pas réduit de manière importante, l’habitabilité de ces régions pour l’homme « pourrait à l’avenir être gravement impactée », estiment les auteurs de l’étude, qui soulignent que « la survie en extérieur d’individus mêmes jeunes et en bonne santé est sérieusement menacée ».

Ces vagues de chaleur et d’humidité pourraient être « si sévères qu’être simplement dehors pendant quelques heures serait fatal », résume le New York Times. Seraient alors en danger tous ceux qui ne disposent pas de l’air conditionné, c’est à dire les pauvres, mais aussi les personnes travaillant dans l’agriculture et la construction.

« D’ici à quelques années », ces vagues de chaleur pourraient déjà « avoir un impact important sur les rituels du Hadj », à La Mecque, au cours duquel des millions de pèlerins musulmans prient dehors. Ces rituels « vont probablement devenir dangereux », en particulier pour la santé des pèlerins les plus âgés, lorsque le pèlerinage a lieu en été, selon les chercheurs.

Selon le New York Times, des études précédentes avaient déjà anticipé cette menace, mais estimaient que des conditions rendant inhabitable une partie du Golfe persique ne seraient atteintes que d’ici 200 ans, et non pas dès la fin du XXI siècle. De plus, cette nouvelle étude se focalise sur la combinaison de la chaleur et de l’humidité, comparant les vagues de chaleur humide à venir à l’effet d’un sauna.

Source : Huffington Post

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risques majeurs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s