Dix pays s’allient pour sauver 100 millions d’hectares de forêts en Afrique d’ici 2030

En marge de la conférence de l’ONU sur le climat lors de la COP21 à Paris, dix pays africains se sont engagés dans un large plan de reforestation. Cette initiative prévoie de remettre en état près de 100 millions d’hectares de forêts et de terres agricoles pour l’instant encore improductives.

Début décembre, dix pays africains se sont alliés afin d’agir pour la reforestation de leur continent. Cette alliance regroupe la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Niger, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda, le Liberia, Madagascar, le Malawi, et le Togo. Elle a été baptisée AFR100 (« African forest landscape restoration initiative ») pour « Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains ».

L’AFR100 a pour objectif de rétablir près de 100 millions d’hectares de forêts et de terres agricoles en Afrique d’ici 2030. Cette décision, prise en pleine COP21, est un projet d’envergure alors que la déforestation a pris une ampleur inquiétante ces dernières années. Afin de montrer leur dévouement, les pays engagés ont déjà prévu la restauration de 30 millions d’hectares.

Forêt africaine

Pour l’ancien Premier ministre du Niger, Ibrahim Assane Mayaki, cette annonce est importante : »On sait que la reforestation fonctionne pour l’Afrique. On l’a vu fonctionner dans des pays divers comme le Malawi, l’Éthiopie ainsi que le Mali », explique-t-il dans un communiqué de presse.

Il est vrai que la reforestation a une importance cruciale. D’abord d’un point de vue écologique. Les forêts permettent de réduire considérablement les émissions à effet de serre et donc luttent efficacement contre le réchauffement climatique. De plus, comme le précise Vincent Biruta, ministre des ressources naturelles du Rwanda : « restaurer notre paysage apporte de la prospérité, de la sécurité ainsi que des opportunités ».

Pour mener ce projet à bien, de nombreux fonds ont été alloués à l’AFR100 : un peu moins d’un millions d’euros au total, récoltés via différents acteurs tels que la Banque Mondiale, le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement ainsi que différents acteurs privés. Reste maintenant à savoir si ces fonds seront répartis de manière égale entre les différents acteurs africains et s’ils ne serviront pas une autre cause. C’est ce que précise Victorine Che Thoener, directrice de Greenpeace pour le bassin du Congo : « Beaucoup de ces pays africains prennent ces engagements dans l’espoir qu’ils recevront du financement. Il y a beaucoup de discussions, mais peu d’actions sur le terrain ».

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les pages Milieu marin/Biodiversité et Développement durable/Energie.

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