Une nouvelle explication des mystérieuses disparitions dans le triangle des Bermudes

Une théorie, défendue par des scientifiques, pourrait faire la lumière sur les dizaines de disparitions étranges d’avions et de bateaux dans cette zone de l’océan Atlantique.

Depuis 70 ans, la légende du triangle des Bermudes intéresse de nombreux cinéastes, romanciers, journalistes et scientifiques. Cette zone géographique imaginaire de l’océan Atlantique située entre Miami, Porto Rico et les Bermudes et dont le terme a été évoqué pour la première fois en 1963 par le journaliste Vincent Gaddis, aurait en effet été le théâtre d’un grand nombre de disparitions de navires et d’aéronefs. Une équipe de chercheurs russes et norvégiens, qui s’intéressent au phénomène des « dolines sibériennes », dans la péninsule de Yamal, en Sibérie, pourrait avoir trouvé une explication.

De fait, les scientifiques sont en mesure d’expliquer les trous sous-marins qui se forment dans la péninsule de Yamal, sur le pourtour de l’Arctique, indique le Journal of Geophysical Research, qui, par extension, pourrait également s’appliquer aux mystérieuses disparitions dans le triangle des Bermudes.

Triangle des Bermudes

Le triangle des Bermudes.

« Avec le réchauffement climatique, les poches de méthane – créées par l’action des bactéries – piégées dans le sédiment sous forme solide, fondent sous l’effet du réchauffement des eaux et sont libérées », explique Gilles Reverdin, chercheur au Centre national de la recherche scientifique. « Le sédiment peut alors se rompre sous la pression du gaz et provoquer un dégazage important. Ce phénomène provoque une sorte de trou dans l’océan et des bateaux qui navigueraient au-dessus de ces zones n’auraient ainsi plus de portance. » Le navire est ainsi soudainement attiré vers le fond.

Ces poches de méthane, présentes dans le pourtour de l’Arctique, sont également connues sous le nom de « glace qui brûle ». En d’autres termes, ces « bulles » de méthane ont été, au fil des siècles, piégées par la glace et sont une sorte de gaz à l’état solide. Ainsi, alors que l’Arctique se réchauffe, la glace fond et libère les bulles de gaz piégées. Déstabilisées par ces variations de température, les poches de gaz dormantes se réveillent, éclatent et dégagent de grandes quantités de méthane. Selon Pavel Serov, principal auteur de l’article publié dans le Journal of Geophysical Research, l’une de ces « poches » a été observée en mer de Kara et laisse échapper des flux de méthane. Des cratères sous-marins se forment et des gaz s’échappent, créant une instabilité peu prévisible.

Cette hypothèse avait déjà été avancée en 2001 pour expliquer l’étrange naufrage d’un chalutier. L’épave du bateau avait été découverte au fond de l’océan posée sur sa quille, intacte en apparence et comme placée au centre d’un cratère sous-marin géant. Le bateau avait en outre coulé dans une région sous-marine, vestige de l’éclatement d’anciennes poches de gaz. De même, une éruption volcanique sous-marine avait provoqué le dégagement d’un important volume de gaz puis un bateau japonais, privé de portance, avait ainsi sombré. Des phénomènes similaires non naturels ont également déjà été observés. En 1985, une plateforme offshore avait été déstabilisée suite à un conduit de forage cassé. Un incident qui avait alors libéré un gros volume de méthane, à même de créer des accidents.

Toutefois, « si la théorie de l’éclatement des poches de méthane est acceptable dans certaines parties de la planète, il est peu probable que ce phénomène se produise naturellement dans le triangle des Bermudes. Les fonds marins de l’Atlantique sont trop profonds et la matière organique pas assez importante pour pouvoir provoquer le naufrage de navires », estime Gilles Reverdin.

D’autres explications, parfois farfelues, ont été avancées pour expliquer pourquoi tant d’avions et de bateaux s’évaporent sans laisser de traces dans cette zone de l’Atlantique. Certains avaient évoqué la présence de monstres marins, des enlèvements par des extraterrestres, des perturbations magnétiques ou même des civilisations englouties !

Source : Le Figaro

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