Appel à renforcer la prise en compte de deux maladies tropicales

Des chercheurs britanniques ont appelé lundi à une prise en compte plus forte de deux maladies infectieuses tropicales, l’une bactérienne, l’autre virale, susceptibles de devenir des menaces contre la santé publique.

Une étude parue dans le journal Nature Microbiology souligne que la mélioïdose, transmise par une bactérie, tue chaque année autant que la rougeole. Notant sa résistance à un grand nombre d’antibiotiques, les auteurs de l’étude demandent qu’une plus grande priorité lui soit accordée par les instances internationales de la santé et les organisations politiques.

La mélioïdose souffre d’un grave déficit de connaissance, faute notamment de moyens de dépistage, écrivent les auteurs de l’étude parue dans Nature Microbiology.

« Elle affecte principalement les populations pauvres et rurales des tropiques, qui n’ont pas grand accès à des laboratoires de microbiologie, ce qui signifie qu’elle a été largement sous-estimée au nombre des grands problèmes de santé publique à travers le monde », note le microbiologiste Direk Limmathurotsakul, professeur assistant à l’université Mahidol en Thaïlande, co-directeur de l’étude.

Burkholderia pseudomallei

Burkholderia pseudomallei, appelée aussi Bacille de Whitmore, est une bactérie Gram négatif du genre Burkholderia, responsable, chez l’être humain, de la mélioïdose.

Provoquée par une bactérie commune dans les sols de l’Asie du Sud-Est et du nord de l’Australie, la Burkholderia pseudomallei, la maladie affecterait chaque année 165.000 personnes, dont 89.000 cas mortels, selon les estimations des auteurs de l’étude. Soit un bilan équivalent aux décès provoqués à travers le monde par la rougeole et bien plus lourd que les morts liés à la dengue.

Parallèlement, des chercheurs de l’université britannique d’Oxford ont tiré la sonnette d’alarme au sujet du virus Zika. Transmis à l’homme par des moustiques, ce virus est à l’origine d’une large épidémie au Brésil et, selon les chercheurs d’Oxford, a « le potentiel de se répandre rapidement à de nouvelles régions ».

Détecté pour la première fois en Afrique dans les années 1940, le virus, qui provoque de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires et articulaires, était inconnu en Amérique jusqu’à l’année dernière. Sa présence est désormais confirmée au Brésil, mais aussi au Panama, au Venezuela, au Salvador, au Mexique, au Surinam, en République dominicaine, en Colombie, au Guatemala et au Paraguay.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

Transmis par le moustique Aedes aegypti, qui pullule dans les zones tropicales, Zika, contre lequel il n’existe pas de traitement connu, n’est pas considéré comme un virus mortel. Mais les autorités de santé publique brésiliennes le jugent responsables d’une poussée de malformations à la naissance, comme la microcéphalie qui limite le développement physique et mental des enfants.

« C’est en train de devenir sans aucun doute un problème, mais il y a tellement peu de recherches sur ce sujet que nous ne pouvons pas évaluer l’ampleur de la menace potentielle », a déclaré à Trudie Lang, qui enseigne la recherche en santé publique à Oxford.

Source : Reuters

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