Voilà ce qui se passe vraiment quand vous craquez une allumette

Craquer une allumette recèle plus de chimie qu’on ne pourrait le penser. Ce petit bout de bois recèle en réalité tout un ensemble de substances chimiques qui vont interagir en quelques dixièmes de secondes sans même que vous ne le voyiez. Démonstration.

Que ce soit pour allumer une bougie, une cigarette ou même une gazinière, on a tous déjà fait ça : craquer une allumette en la frottant sur sa boite. Quand on a le coup de main, il suffit d’une fraction de seconde pour enflammer ce petit bout de bois. Mais si le procédé parait simple, il cache en réalité tout un processus chimique savamment préparé.

Dans une vidéo, des chimistes dévoilent les étonnants secrets cachés dans la petite extrémité de l’allumette.

Les allumettes recèlent en réalité tous les ingrédients nécessaires au lancement d’un feu. D’abord, le carburant qui prend la forme de trisulfure d’antimoine. Celui-ci est combiné à du chlorate de potassium qui va l’aider à brûler et constituer l’une des clés de l’allumage. Mais ce n’est pas tout.

Chimie allumette

La chimie d’une allumette.

Comme l’explique les chimistes, le manche de l’allumette est aussi imprégné de phosphate d’ammonium qui va empêcher le bout de bois de trop fumer. Le manche a également été baigné dans de la paraffine au préalable, ce qui va permettre à la flamme de passer de la tête au bâton, mais aussi de maintenir la plupart des éléments en place.

Un autre ingrédient joue aussi un rôle crucial : la poudre de verre contenue dans la surface à gratter de la boite. Elle va servir à créer de la friction avec la tête de l’allumette. Enfin dernier ingrédient d’importance, le phosphore rouge qui va servir à allumer la flamme.

Quand la tête de l’allumette vient se frotter contre les parois de la boite, la chaleur de cette friction convertit le phosphore rouge en du phosphore blanc. Très volatile, ce dernier va réagir avec l’oxygène présent et déclencher la combustion. Le chlorate de potassium va aider le carburant à brûler en apportant de l’oxygène supplémentaire.

Cet élément va aussi se combiner avec le sulfure d’antimoine afin que de permettre à la flamme de durer plus longtemps. De son côté, la paraffine va aider les flammes à voyager petit à petit le long du bout de bois. Les réactions en chaine vont créer de l’oxyde de soufre et c’est cette molécule qui est à l’origine de l’odeur si caractéristique de l’allumette brûlée.

La fumée quant à elle, est formée à partir des petites particules qui n’ont pas été brûlées. Ainsi, aucun élément n’est laissé au hasard dans la fabrication d’une allumette. Et le tout interagit en quelques dixièmes de seconde !

Source : Maxisciences

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