Un arachnide vieux de 300 millions d’années éclaire l’évolution des araignées

Une nouvelle espèce d’arachnide datant de plus de 300 millions d’années a été identifiée à partir d’un fossile retrouvé à Montceau-les-Mines, en France.

Les chercheurs l’ont baptisé Idmonarachne brasieri en référence à Idmon et à sa fille tisseuse Arachné, deux figures emblématiques de la mythologie grecque. Ce spécimen d’arachnide, estimé à quelque 305 millions d’années, est le plus vieux « cousin » du groupe des araignées modernes. Il pourrait même permettre de mieux comprendre comment celles-ci ont évolué au fil du temps.

L’espèce a été identifiée à partir d’un fossile découvert il y a une décennie à Montceau-les-Mines, en France. Il a été retrouvé par Daniel Sotty, un paléontologue amateur, et a ensuite été confié au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Conservé parmi l’une des nombreuses collections, il a fini par attirer l’attention de quelqu’un. Russell Garwood, chercheur à l’université de Manchester, raconte avoir été tout de suite interpellé par la singularité du fossile : « La première fois que je l’ai vu, je ne savais pas de quel genre d’arachnide il s’agissait. »

Idmonarachne brasieri

L’arachnide Idmonarachne brasieri vieux de 300 millions d’années (Source : Université de Manchester).

En effet seul l’abdomen était alors visible, la partie frontale du corps étant encastrée dans la roche. Ce n’est que plus tard, avec l’avènement des techniques d’imagerie, que le scientifique et son équipe ont pu mettre au jour la silhouette complète de l’organisme qui mesure à peine 10 millimètres.

La silhouette se dessine très clairement sur le remarquable modèle en trois dimensions, réalisé par tomodensitométrie. Grâce à ces nouvelles images, les scientifiques ont été à même de fournir une description détaillée du spécimen qui a fait l’objet d’une publication dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Selon les auteurs, la créature serait « ce qui s’approche le plus de l’araignée sans être une araignée ». I. brasieri présente huit pattes et une paire de mandibules imposantes. L’animal est en revanche dépourvu de filières. Ces appendices sécrétant la soie et utilisés notamment pour fabriquer les toiles qui sont observés chez les spécimens d’araignées les plus anciens.

A ce titre, le spécimen représente à lui seul une famille d’arachnides ayant vécu des millions d’années avant les araignées. Pour les scientifiques, cette famille pourrait permettre de combler un vide dans l’histoire de l’évolution des arachnides. Un groupe qui comprend aussi les scorpions notamment, mais dont les origines restent floues.

« Les arachnides dans leur ensemble sont un groupe au succès incroyable », a commenté pour LiveScience Russell Garwood. « C’est le groupe d’organismes vivants le plus diversifié après les insectes […] mais nous avons une compréhension très limitée de comment ils sont liés les uns aux autres ».

Source : Maxisciences

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