Le serpent le plus long du monde découvert sur un site en Malaisie ?

L’un des plus longs serpents au monde a été capturé il y a quelques jours sur un site de construction en Malaisie. Il s’agissait d’un python réticulé de près de 8 mètres. Malheureusement, l’animal est mort quelques jours plus tard pour une raison qui reste mystérieuse.

Il aurait pu figurer dans le livre des records mais n’a pas survécu à sa découverte. La semaine dernière, des ouvriers ont fait une capture impressionnante en Malaisie : un serpent mesurant près de 8 mètres de long pour une masse de 250 kilogrammes. Il s’agissait d’un python réticulé (Python reticulatus), une espèce décrite comme le plus grand serpent d’Asie voire du monde.

D’après les médias locaux, l’animal a été repéré le 7 avril sur un site de construction à Paya Terubong, une petite ville située sur l’île de Penang. Les ouvriers ont immédiatement contacté les services d’urgence qui ont finalement mis pas moins de 30 minutes à capturer le spécimen. Il devait ensuite être recueilli et nourri avant d’être transféré dans une structure adaptée.

Avec ses quelque 8 mètres, ce serpent pourrait être le plus long spécimen jamais capturé. Il dépasse en effet de peu le plus long serpent au monde figurant dans le Guinness World Records. Prénommée Medusa, la femelle mesure 7,67 mètres et vit en captivité à Kansas City dans le Missouri.

Python Malaisie

Pyhton capturé sur un chantier en Malaisie (Source : AFP).

Comme le spécimen capturé en Malaisie, il s’agit d’un python réticulé. D’après Stephen Secor du Département des Sciences biologiques de l’Université d’Alabama, ces reptiles atteignent des tailles impressionnantes car ils présentent une croissance indéterminée. Autrement dit, ils ne cessent jamais de grandir bien que leur croissance se fasse à un rythme plus lent après un certain âge.

Néanmoins, Secor repris par LiveScience, a précisé que certains chiffres étaient peut-être erronés, notamment sa masse. 250 kg parait beaucoup pour un python réticulé sauvage. C’est d’ailleurs très supérieur à la masse de Medusa qui pèse elle 158,8 kg. Medusa étant un serpent captif, elle devrait être plus lourde que la plupart des pythons réticulés, a relevé Secor.

Si la taille du spécimen a suscité des questions, le débat a pris une toute autre tournure à la mort du serpent. En effet, il n’a pas survécu plus de quelques jours. Dimanche, les autorités ont annoncé que l’animal était décédé après avoir pondu un œuf. « Nous sommes tellement tristes », a commenté pour l’AFP un porte-parole du Département de la Défense.

« Nous avons secouru de nombreux autres serpents et animaux auparavant. Nous ne savons pas de quoi est mort le serpent », a-t-il poursuivi. Bien que la ponte de l’œuf ait été évoquée par de nombreux médias, il est peu probable qu’elle soit réellement la cause du décès. Stephen Secor a expliqué que les pythons pondent normalement jusqu’à 75 œufs en une seule fois.

Il est donc possible que la femelle ait commencé à pondre quand elle a été capturée et qu’un œuf soit resté coincé. Ou alors qu’elle commençait à peine lorsqu’elle est morte. Une autopsie devrait permettre d’en savoir plus, mais une toute autre hypothèse a été évoquée à plusieurs reprises : celle que la capture soit directement responsable de la mort.

D’après les spécialistes, le stress d’une capture est tout à fait capable de causer la mort d’un serpent. D’autant plus quand elle ne se fait pas dans les meilleurs conditions. Dans les images diffusées par les médias, on peut en effet voir que les ouvriers ne prennent pas le plus grand soin à manipuler le serpent.

On peut même apercevoir l’un des hommes lui donner un coup et un lien enserrait sa gueule pour la maintenir fermée. Kenneth Krysko, spécialiste des reptiles du Florida Museum of Natural History, a confié au National Geographic, que le risque que le python attaque était, dans ces circonstances, mineur.

Il n’est pas sûr que le serpent soit mort d’avoir été malmené, mais « il est peu probable qu’il serait mort en une semaine si on l’avait laissé seul dans la nature », a-t-il conclu.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité.

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