Le supervolcan Paektu désormais sous surveillance entre la Corée du Nord et la Chine

Le volcan Paektu sort de son sommeil et inquiète la Chine et la Corée du Nord. Une collaboration sans précédent entre Américains, Anglais, Chinois et Coréens se met en place pour étudier le réveil de ce géant asiatique.

Le volcan endormi se réveille. Et c’est avec inquiétude que les Chinois et les Nord-Coréens observent le mont Paektu. Ce dernier, situé à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, a surpris ses habitants en 2002 avec des renflements suspects ainsi que des grondements sismiques. Une inquiétude compréhensible au vu de sa taille.

Il pourrait projeter 30 fois plus de matériaux dans l’atmosphère que le Vésuve pendant l’éruption qui a détruit Pompéi. Malheureusement, la situation politique ne permettant pas un échange de données facile entre les pays, aucun chercheur n’avait pu déterminer la dangerosité actuelle. Malgré une surveillance étroite des deux pays concernés, le volcan restait bien mystérieux.

Pour pallier à ce problème, la Corée du Nord a décidé d’ouvrir des négociations sur une collaboration avec des chercheurs occidentaux. En effet, les Coréens possèdent beaucoup de données mais peu de matériel. C’est donc des techniques et du savoir-faire qu’ils sont venus chercher en Occident.

Caldeira Mont Paektu

Vue sur le lac de la caldeira sommitale du mont Paektu.

La mission était de déposer six sismomètres tout autour du volcan afin d’identifier la structure des roches qui le compose. En effet, les ondes sismiques traversent les couches présentes avec une vitesse variable selon l’état solide ou liquide du sol ainsi que sa composition.

Les chercheurs ont ainsi déterminé qu’il y avait une importante poche de magma. « C’est un mélange pâteux de roches en fusion et de cristaux qui se trouve juste en dessous la croûte à environ 35 kilomètres de profondeur », précise le chercheur James Hammond au New Scientist.

La large poche de magma existant sous le volcan n’est pas une grande surprise. Cependant, elle est encore trop loin de la surface pour provoquer une éruption imminente. Les résultats sont parus dans une revue en avril. Première collaboration internationale avec la Corée du Nord, cet article n’a pas causé de problème diplomatique : « La science ne vient pas avec un bagage politique important », s’enthousiasme le scientifique.

Malgré cette publication, la collaboration n’est pas terminée. L’important maintenant est de surveiller le mont Paektu de près pour étudier l’accumulation du magma avant l’éruption, un phénomène encore peu connu. Considérant la taille du volcan, le monde entier se doit d’être concerné « s’il entre en éruption, cela aura des impacts bien au-delà de la Corée et de la Chine », prédit James Hammond.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des sciences, la page Risques majeurs.

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