L’addax, une antilope du Sahara, pourrait bientôt disparaitre à l’état sauvage

Selon un récent rapport publié par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un spécimen d’antilope du Sahara nommé addax, serait sur le point de disparaitre à l’état sauvage. Un constat particulièrement préoccupant.

L’addax est une espèce d’antilope endémique des régions sahariennes. Il y a quelques années encore, ces animaux aux cornes gracieuses et torsadées peuplaient en masse l’est du Niger et les confins occidentaux du Tchad. Aujourd’hui, ils ne sont qu’une poignée d’individus au bord de l’extinction.

Le constat préoccupant a été rendu public vendredi par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Pour en arriver à une telle conclusion, l’ONG a mené un vaste inventaire sur les aires d’évolution de ces bovidés sauvages connus scientifiquement sous le nom d’Addax nasomaculatus.

Les membres du projet ont réalisé non seulement des observations aériennes mais également sur le terrain. Les résultats de leur enquête mettent en évidence l’existence de seulement trois spécimens identifiés.

Addax

L’addax, une antilope du Sahara, va disparaître à l’état sauvage.

Si les spécialistes admettent la possibilité d’être passés à côté d’éventuels autres survivants, ces nouvelles données ne laissent cependant rien présager de bon. « C’est une situation désespérée » assure Alessandro Badalotti, responsable de l’UICN en charge du financement des actions de protection.

Il développe à l’AFP : « Dans le contexte actuel, l’espèce est condamnée à disparaître à l’état sauvage ». Selon les experts, l’addax n’a aucune chance de s’en sortir par lui même et ce, même s’ils sont encore quinze ou vingt à survivre dans la nature.

Cette proportion est bien trop insuffisante pour assurer une diversité génétique et la viabilité des populations sur le long terme. A ce stade, on peut dire que l’espèce a atteint un point de non retour.

Comme pour beaucoup de catastrophes écologiques de ce genre, sa disparition est imputable directement aux activités humaines, illégales ou non. L’exploitation pétrolière, l’activité militaire, et le braconnage auraient en effet directement influé sur l’état de ses populations.

Bien que l’addax soit considéré comme une espèce protégée, le manque de mesures de protections strictes n’a pu empêcher sa disparition. Le nombre d’individus a connu une chute fulgurante depuis 2010, où il était encore estimé à 200. La seule solution qui existe aujourd’hui est celle d’introduire dans les populations sauvages des spécimens élevés en captivité.

L’espèce fait en effet l’objet d’un vaste programme de reproduction, aux États-Unis, au Japon en Australie et dans la réserve marocaine au sud d’Agadir. Toutefois, ce genre d’action relève du défi et sans l’appui des autorités pour faire respecter les mesures de protection, ces efforts pourraient s’avérer incertains.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité.

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