Cancer du cerveau : le téléphone portable est-il sans danger ?

Une vaste étude australienne montre que l’usage accru du téléphone portable au cours des dernières décennies ne s’est pas accompagné d’une augmentation de la fréquence du cancer du cerveau. Cependant, l’influence des ondes électromagnétiques sur la santé reste un sujet controversé, où la prudence est de mise.

Omniprésent dans notre quotidien, le téléphone portable est-il dangereux pour la santé ? Cette question a fait l’objet de nombreuses études, dont la plupart se veulent rassurantes. Dans ce contexte, une nouvelle recherche parue dans The International Journal of Cancer Epidemiology semble confirmer que l’usage du téléphone portable n’augmente pas le risque de développer un cancer du cerveau.

Pour cette étude, les scientifiques de l’université de Sydney ont suivi le nombre de cas de cancers du cerveau en Australie depuis 1982. Dans ce pays, tous les cas de cancers sont consignés dans des registres nationaux depuis des dizaines d’années, ce qui facilite l’étude de leur évolution.

D’après les chiffres du registre national, 19.858 hommes et 14.222 femmes âgés de 20 à 84 ans ont été diagnostiqués avec un cancer cérébral entre 1982 et 2012 en Australie, soit environ 34.000 personnes. En parallèle, le premier appel passé avec un téléphone portable date de 1987 et, depuis cette date, l’usage du téléphone portable est monté en flèche : en 1993, seuls 9 % des personnes de plus de 20 ans avaient un téléphone portable, contre plus de 90 % en 2014.

Téléphone portable enfant

L’Anses recommande de limiter l’usage du téléphone portable par les enfants.

La fréquence des cancers du cerveau est donc restée stable entre 1982 et 2012 dans la population australienne. Il y a tout de même eu une augmentation de l’incidence de ce type de cancer dans une tranche d’âge : chez les personnes âgées de 70 à 84 ans. Toutefois, les auteurs soulignent que cette hausse a débuté en 1982, soit avant l’arrivée du téléphone portable et l’attribuent plutôt à l’amélioration des méthodes de diagnostic comme l’IRM.

Cette étude comporte quand même des limites car elle n’a pas inclus les personnes les plus jeunes, de moins de 20 ans.

De plus, les chercheurs n’ont pas analysé l’usage du portable chez les personnes atteintes d’un cancer du cerveau. Or, en 2014, une étude française avait montré que les personnes atteintes de tumeurs du cerveau utilisaient plus fréquemment le téléphone portable : les chercheurs ont trouvé qu’à partir de 900 h environ d’appels passés avec un portable, le risque de cancer du cerveau était multiplié au moins par deux. Cette durée correspond à 30 mn de téléphone portable par jour pendant cinq années.

De son côté, l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, suggère de prendre des précautions avec les ondes électromagnétiques. Dans un rapport de 2013, elle explique que les effets sur la santé ne sont pas avérés, mais que le risque d’augmentation de tumeurs du cerveau est possible. Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, une instance de l’OMS) classe les radiofréquences dans la catégorie des « cancérogènes possibles ». Dans ces circonstances, l’Anses recommande à ceux qui utilisent beaucoup leur téléphone portable de se servir du kit mains libres ; elle conseille également de limiter l’usage par les enfants.

Source : Futura-Sciences

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