Un mystère des toiles d’araignées enfin dévoilé

Un fil d’araignée reste toujours tendu quelle que soit la distance. Un mystère de 27 ans qui vient enfin d’être résolu dans une publication d’une équipe du CNRS.

Les fils d’araignées sont connus pour leurs propriétés remarquables comme leur solidité et leur capacité à rester tendus quelle que soit la distance entre leur bord. Ainsi lorsqu’une toile est tendue à travers deux branches, le vent ne rompt pas les fils ni les détend, la toile s’adapte. Cependant, le mécanisme exact qu’implique cette caractéristique demeurait jusqu’ici incompris.

En effet, il y a 27 ans, un chercheur anglais avait déjà observé sur les fils de soie d’araignée que des gouttelettes gluantes étaient présentes. Le chercheur Arnaud Antkowiak explique sur Industrie et technologie, « à l’époque, l’article suggérait que les gouttes devaient donner l’élasticité de la toile. Mais par la suite de nombreux scientifiques ont essayé sans succès de reproduire le phénomène. Tout le monde a conclu que l’amas de goutte était un artefact non reproductible ».

Araignée

En observant les fils se contracter ou se tendre au microscope, les scientifiques ont pu déterminer le rôle de ces gouttelettes. Lorsque le fil se contracte – où que ses deux extrémités sont rapprochées- il ne se courbe pas et ne devient pas flasque, mais il s’enroule dans la goutte. Le reste du fil reste alors tendu et, si besoin, il peut s’agrandir en déroulant la réserve contenue dans la bulle gluante. Ce comportement allie des comportements spécifiques aux solides et aux liquides, les chercheurs ont donc nommé cette technique le « fil liquide ».

Utilisées pour garder une élasticité idéale sur toute la toile, ces gouttes servent aussi à la chasse de l’araignée. Effectivement, ces boules gluantes sont responsables en partie du piégeage des insectes qui restent collé à la toile sans pouvoir la casser à cause de ces fils liquides. Cela est donc une technique intéressante pour améliorer l’élasticité de nos matériaux. C’est néanmoins une méthode qui a des limites. En effet, seuls les matériaux de petits diamètres peuvent se comporter de cette façon, « avec un cheveu, ça ne marche pas par exemple, c’est trop épais (80 µm) » explique le chercheur.

Considérant que le diamètre d’un fil de soie est de l’ordre de 5 µm, cette technique se limite à quelques matériaux uniquement. Ce qui est employé actuellement par les araignées pourraient d’ici quelques années être utilisé grâce au biomimétisme dans des fibres musculaires, des composants électroniques flexibles ou de la robotique molle.

Source : Maxisciences

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2 réflexions au sujet de « Un mystère des toiles d’araignées enfin dévoilé »

  1. Pourquoi chaque fois qu’on voit une prouesse de la nature, on croit que c’est pour nous que c’est fait et qu’on doit la dupliquer ou en tirer quelque chose ? Le résultat, comme on le voit dans les œuvres de l' »humanité », n’est pas toujours reluisant…

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