La dague du pharaon Toutankhamon serait forgée avec du fer extraterrestre

Une nouvelle étude menée par des chercheurs italiens confirme la véritable nature de la dague retrouvée dans le tombeau du pharaon Toutânkhamon. Selon les scientifiques, la lame aurait été fabriquée à partir d’une météorite ferreuse.

Toutânkhamon n’a visiblement pas encore dévoilé tous ses secrets. Une nouvelle étude menée par des chercheurs italiens sur la dague du pharaon a récemment montré que la lame était composée de fer météoritique. Une remarquable découverte qui permet d’en savoir un peu plus sur les cours de l’époque.

Fils d’Akhénaton et de la propre sœur de ce dernier, Toutânkhamon est le onzième pharaon de la XVIIe dynastie. Mort à l’âge de 18 ans, il a connu un règne relativement court. Il n’en reste pas moins connu, notamment pour sa sépulture découverte par Howard Carter en 1922, recelant de trésors.

Parmi les nombreux objets mis en évidence, on compte cette arme d’une trentaine de centimètres. Dotée d’une poignée terminée par un cristal de roche, celle-ci était protégée dans un fourreau en or.

La dague du pharaon Toutankhamon

La dague du pharaon Toutankhamon.

Toutefois, au delà de ces attributs fastueux, c’est la lame en fer qui a provoqué immédiatement l’intérêt des archéologues. En effet, le métal se veut particulièrement rare pour l’époque, valant même plus cher que l’or.

Pour tenter d’en savoir un peu plus sur la composition de l’objet, les chercheurs italiens l’ont soumis à une étude via la spectrométrie de fluorescence des rayons X, une technique non invasive couramment utilisée à cet effet. Leurs résultats indiquent que l’alliage contient 10% de nickel et 0,6% de cobalt.

Selon les scientifiques, cette composition est typique des météorites dites ferreuses. Celles-ci se distinguent en effet par un taux élevé de fer et de nickel ainsi que des faibles quantités de cobalt, de phosphore, de soufre et de carbone. Ce genre d’alliage ne peut par être reproduit artificiellement et provient de toute évidence de cette source.

Pour connaitre avec plus de précisions l’origine de la dague, l’équipe a épluché la liste de toutes les météorites documentées dans un rayon de 2.000 kilomètres autour de la Mer Rouge. Au total, 20 météorites de fer ont été retenues dont seulement une d’entre elles semble disposer d’une composition cohérente avec celle de la dague.

Il s’agit de Kharga, un corps dont le fragment a été retrouvé en 2000 sur un plateau de Marsa Matruh, à plus de 250 km d’Alexandrie. Selon les chercheurs, il n’est pas surprenant que celle-ci ait pu être utilisée pour forger la lame. Les Égyptiens vouaient une grande admiration aux corps provenant de l’espace et les utilisaient pour réaliser des objets précieux.

La dague n’est d’ailleurs pas le seul de ce genre à avoir été retrouvé parmi la sépulture de Toutânkhamon. L’inventaire relate notamment l’existence sur le pectorale d’une amulette en forme de scarabée fabriquée avec du verre de silice naturel, un matériau produit pas l’impact d’une météorite sur le sable du désert.

Source : Maxisciences

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