L’oxygène découvert sur la comète Tchouri est plus ancien que le système solaire

Après avoir trouvé de l’oxygène dans l’atmosphère de la comète Tchouri grâce à la sonde Rosetta, les scientifiques français ont maintenant découvert qu’il provient du milieu interstellaire et est plus ancien que le système solaire.

De surprise en surprise. La comète Tchouri, autour de laquelle gravite Rosetta, la sonde de l’Agence spatiale européenne (ESA), continue de révéler ses secrets. Après avoir découvert de l’oxygène dans son atmosphère et des ingrédients cruciaux pour la vie, les scientifiques viennent cette fois de démontrer que l’oxygène présent dans son atmosphère est plus ancien que le Soleil. Et, cocorico, ils sont Français.

« L’oxygène récemment découvert dans la chevelure [le nuage entourant la comète, NDLR] de 67P/Churyumov-Gerasimenko par le spectromètre de masse Rosina de la mission Rosetta est plus ancien que le système solaire et provient du milieu interstellaire », indique ce jeudi le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Comète Tchouri

La comète Tchouri (Source : ESA/Rosetta/MPS)

L’étude, menée par une équipe internationale de chercheurs a été publiée mercredi dans The Astrophysical Journal Letters. Selon les chercheurs, cet oxygène a été formé « à partir de molécules d’eau cassées par le bombardement de rayons cosmiques galactiques. Ces molécules étaient alors sous forme de grains de glace situés dans le nuage interstellaire, qui a précédé la nébuleuse protosolaire, qui a elle donné naissance au système solaire », explique l’étude.

« Dans le milieu interstellaire, cette glace a été irradiée, bombardée de rayons cosmiques. Cela a fait fondre une partie de la glace, H2O, et a donc créé de l’oxygène, O. Cet oxygène est ensuite resté prisonnier de la glace quand celle-ci s’est reformée », clarifie au Huffington Post le chercheur qui a dirigé l’étude, Olivier Mousis.

« Les molécules d’oxygène ainsi formées se seraient stabilisées lors de leur inclusion dans les trous créés dans la glace d’eau par le bombardement des rayons cosmiques galactiques. Ces grains de glace auraient par la suite été transportés dans les parties externes de la nébuleuse protosolaire, et se seraient agglomérés pour former les comètes », indique encore l’étude des chercheurs. Depuis, l’oxygène est resté prisonnier de la glace. Du moins jusqu’à ce que la comète se rapproche du Soleil et que Rosetta y pointe ses capteurs. Ce qui explique son grand âge.

La découverte, si elle ne chamboule pas les théories sur la formation du système solaire comme il avait un temps été redouté, permet tout de même de comprendre encore un peu plus l’origine du système solaire et nous aidera, peut-être, à découvrir si les comètes ont participé à l’apparition de la vie sur Terre.

Source : L’Express

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « La recherche de la vie dans l’Univers« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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