Glyphosate : 132 produits retirés du marché français

Alors que le sort du glyphosate n’est pas encore scellé au niveau européen, la France retire du marché des produits associant cet herbicide à certains adjuvants, en raison d’éventuels risques sanitaires.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal avait demandé leur interdiction en février 2016, c’est désormais chose faite : l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a procédé le 20 mai 2016 au retrait du marché français de 132 produits associant le glyphosate, herbicide le plus vendu au monde et utilisé notamment dans le Roundup de Monsanto, aux adjuvants à base d’amines grasses de suif (POE-tallowamine).

Une décision qui fait suite au rapport de l’Agence sur le risque pour la santé du glyphosate : l’Anses avait conclu « qu’au vu du niveau de preuve limité à la fois chez l’animal et chez l’homme, le glyphosate ne peut être considéré comme cancérogène probable » mais avait identifié « un point de préoccupation concernant les co-formulants contenus dans les préparations à base de glyphosate, en particulier la POE-Tallowamine ».

Glyphosate

Agriculteur utilisant le glyphosate.

« L’absence d’effet nocif pour la santé et l’environnement est une des conditions prévues au titre du règlement européen (article 29) pour l’autorisation de produits phytopharmaceutiques. Des risques inacceptables, notamment pour la santé humaine, ne pouvant être exclus pour ces produits, les conditions prévues à l’article 29 du règlement européen ne sont pas vérifiées », explique l’Anses.

Comme le prévoit la procédure européenne, l’Anses a informé dès avril 2016 les titulaires d’autorisations de mise sur le marché de produits à base de glyphosate contenant de la POE-Tallowamine de son intention de procéder à leur retrait du marché. En prenant cette décision, la France devance l’Europe, empêtrée dans des débats qui n’en finissent plus sur la réautorisation du glyphosate. Les États membres se réunissent de nouveau ce 23 juin pour tenter de trouver un accord sur le renouvellement ou non de cette substance, dont l’autorisation expire fin juin 2016.

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Regards sur la pollution« , ainsi que la page Environnement/Santé.

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