Pourquoi l’être humain a-t-il perdu ses poils ?

Des poils, il nous en reste, d’accord. Sauf que si vous faites un concours de poils avec un chimpanzé ou votre chat, vous allez perdre. Mais pourquoi donc ?

Dans le règne animal, dont nous faisons partie, une grande majorité des mammifères est pourvu d’une fourrure. Celle-ci est assez pratique dans divers contextes : pour se protéger du froid, de l’humidité, du soleil, des parasites ou encore des attaques. Que certains animaux en soient dépourvus s’explique souvent par leur habitat ou leur gabarit. Par exemple, le dauphin vit dans l’eau, et l’éléphant est assez imposant pour se passer d’une protection pilaire.

Mais qu’en est-il pour nous ? L’être humain, au cours de son évolution, n’a pas pu perdre ses poils en milieu aquatique ou sous-terrain, et n’est pas particulièrement imposant. Alors comment expliquer notre pilosité réduite ? Comment avons-nous perdu nos poils ?

Evolution Homme

La réponse pourrait se trouver du côté du thermomètre. Il y a près d’1,7 millions d’années, nos ancêtres auraient commencé à sortir de la forêt tandis qu’ils se redressaient et commençaient à marcher sur leurs deux pattes arrières. Leur nouvel habitat, la savane, aurait alors été beaucoup plus chaud, et requis de leur part une activité plus soutenue pour chasser et se mettre à l’abri.

Dès lors, ainsi exposé à la chaleur de la savane, avoir une fourrure a pu se poser comme une gêne, voire un handicap. L’être humain aurait donc dû s’adapter à son nouvel environnement, et perdu progressivement ses poils tandis que son corps développait un système de régulation de la température du corps plus efficace.

On retrouve en effet dans le corps humain un grand nombre de glandes eccrines. Ces glandes permettent de produire une transpiration liquide, à l’inverse de celle des animaux qui est mousseuse et passe par les poils. N’ayant désormais plus besoin de poils pour réguler la température du corps, le genre humain aurait évolué en effaçant peu à peu leur prépondérance dans son capital génétique.

Bien sûr, il ne s’agit là que d’une hypothèse, mais elle est la plus soutenue à ce jour dans la communauté scientifique. La perte de nos poils résulterait d’un changement d’environnement et d’attitude sur plus d’un million d’années, lorsque nos ancêtres se sont mis à la marche dans la savane – gardant quelques cheveux sur la tête pour se protéger des insolations. Mais que les lobbies de l’épilation ne s’inquiètent pas : nous n’avons peut-être plus de fourrure, mais quasiment toujours autant de poils. Ils sont seulement moins épais. Ainsi, il nous reste tout de même près de 5 millions de poils sur le corps. Il y a encore de quoi faire.

Source : Maxisciences

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