Le mystère de l’eau disparue de la planète Vénus enfin résolu

La planète Vénus est la plus semblable à la Terre. Sa température fait que l’eau est présente sous forme gazeuse mais en moins grande quantité que prévu. Des astrophysiciens ont aujourd’hui compris pourquoi. La vapeur aurait en réalité été éjectée dans l’espace.

La petite s½ur de la Terre vient de dévoiler un nouveau secret. Un secret qui permet d’élucider un mystère qui intriguait les astrophysiciens depuis longtemps. Si Vénus est la planète la plus semblable à la nôtre, elle ne possède pas exactement les mêmes caractéristiques. Elle présente presque la même taille, sa gravité est équivalente.

Cependant, sa température est beaucoup plus élevée atteignant 460°C en moyenne. Une chaleur suffisante pour faire bouillir l’eau située à sa surface et la transformer en vapeur. Des études ont démontré que dans ses jeunes années, Vénus avait probablement suffisamment d’eau pour constituer des océans à sa surface.

Aujourd’hui, il reste seulement d’infimes traces d’eau sous forme de vapeur dans l’atmosphère de la planète. Les chercheurs ont ainsi découvert qu’elle possède 10.000 à 100.000 fois moins d’eau que la Terre. Comment l’eau a-t-elle disparu ? Grâce à une nouvelle étude, des chercheurs pensent avoir trouvé la réponse : elle aurait disparu éjectée dans l’espace.

Atmosphère Vénus

Vue d’artiste de l’atmosphere de Vénus (Source : ESA).

En utilisant la sonde Vénus Express, des astrophysiciens du Centre de vol spatial Goddard de la NASA ont étudié les électrons s’échappant de l’atmosphère de la planète. Ils ont constaté que leurs vitesses étaient bien plus élevées que ce à quoi ils s’attendaient. Ceci serait dû à la présence d’un champ électrique qui accéléreraient les particules.

De la même façon que toute planète possède un champ gravitationnel, les scientifiques pensent que chaque planète avec une atmosphère est également entourée par un champ électrique. A l’inverse de la gravité qui maintient l’atmosphère au niveau de la planète, sa force aiderait à repousser les couches supérieures de l’atmosphère vers l’espace.

Toutefois, dans le cas de Vénus, le champ serait plus bien puissant qu’imaginé. En comparant les vitesses normales et accélérées, les chercheurs ont mesuré que le champ électrique est au moins 5 fois plus fort que son homologue terrestre.

« On ne sait pas vraiment pourquoi il est tellement plus fort sur Vénus que sur Terre », explique Glyn Collinson, principal auteur de l’étude paru dans la revue Geophysical Research Letters. « Mais nous pensons que cela pourrait avoir un rapport avec la proximité de Vénus par rapport au Soleil et le fait que la lumière ultraviolette est deux fois plus intense ».

C’est ainsi l’alliance de différents paramètres dont le champ électrique qui expliquerait la disparition de l’eau. Ceci se serait fait en plusieurs étapes. En premier lieu, l’eau se serait changée en vapeur à cause de la température de la planète. Une vapeur qui se serait alors échappée dans l’atmosphère vénusienne supérieure.

A cette hauteur, les molécules percutées par les rayons du soleil se seraient dissociées en deux atomes, l’hydrogène et l’oxygène. Le premier étant très léger, il serait parti dans l’espace rapidement. Mais l’oxygène lui, est un atome lourd qui généralement reste soumis à la gravité. Ce serait ainsi le champ électrique de Vénus qui aurait accéléré les molécules et les aurait envoyées dans l’espace.

« Nous avons découvert que le vent électrique, que les gens considéraient comme un petit engrenage dans une grosse machine, est en réalité ce gros monstre capable d’aspirer l’eau de Vénus », a résumé Collison repris dans un communiqué. Ces résultats permettent d’en apprendre plus sur la jumelle de la Terre mais vont aussi changer la façon dont on conçoit la vie dans l’espace.

A l’heure actuelle, les astrophysiciens se basent notamment sur la zone habitable pour évaluer la capacité d’une planète à abriter de la vie. Or, cette découverte suggère qu’avec un champ électrique, ces zones pourraient être plus réduites qu’estimées. L’étude va également fournir une piste pour étudier d’autres planètes telles que Mars qui a, elle aussi, perdu une grande partie de son eau et de son atmosphère.

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « La recherche de la vie dans l’Univers » la page Astronomie/Physique.

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