10 et 11 juillet 2016 : voyez la Lune en relief

Même si le spectacle de la voûte céleste est magique durant tout l’été, certaines nuits, la ronde des astres et des planètes vous offrira l’occasion d’observations rares. À vos agendas !

Si vous désirez observer notre satellite, évitez la Pleine Lune, dont la lumière trop forte écrase toutes les aspérités. Et misez sur la Lune croissante, car elle est alors visible en première partie de nuit. Privilégiez donc les crépuscules précédant le premier quartier (10 et 11 juillet, 8 et 9 août). Les rayons solaires sont alors rasants et font ressortir les reliefs de la face visible de l’astre.

La Lune présente des paysages variés. On y distingue des parties sombres et d’autres plus claires. Ce ne sont ni des océans, ni des continents (il n’y a pas d’eau liquide sur la Lune), mais des sols de composition différente.

Lune ISS

Ce lever de Lune a été photographié depuis la Station spatiale internationale le 28 mars 2016 (Source : ESA/NASA).

Au cours de son histoire, notre satellite a été criblé d’impacts météoritiques formant de grands bassins. Ce fut surtout le cas lors d’une époque chaotique pour le Système solaire, appelée le grand bombardement, qui a duré 400 millions d’années il y a 4,2 milliards d’années. Puis, pendant six cents millions d’années, la désintégration de certains éléments radioactifs à l’intérieur de la Lune a réchauffé et liquéfié les roches, qui ont comblé ces dépressions avant de se solidifier.

Ces parties sombres sont appelées mers et lacs, car les Anciens pensaient qu’elles étaient emplies de liquide. C’est là que se sont posés les astronautes des missions Apollo.

L’Union astronomique internationale (UAI) a recensé 43 dépressions anciennes qualifiées, selon leur taille, de lacs (20), de mers (22) ou d’océan (un seul, l’océan des Tempêtes). La plupart ont été baptisées en 1651 par le jésuite italien Giovanni Battista Riccioli, les noms qu’il a donnés ayant été avalisés par l’UAI à partir de 1935.

De gros cratères sont aussi visibles à l’oeil nu. Tycho (85 kilomètres de diamètre, âge : 108 millions d’années) et Copernic (93 kilomètres de diamètre, âge : environ 800 millions d’années) sont striés de raies claires de plus de 1000 kilomètres de long, traces de la matière éjectée lors des impacts météoritiques.

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Initiation à l’astronomie« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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