Aerofarms, la plus grande ferme verticale du monde dévoile des résultats prometteurs

Après une année de production intense, le bilan de la plus grande ferme verticale du monde dans le New Jersey est assez positif. Cette structure américaine appelée Aerofarms et basée sur le principe de l’aéroponie, permet de cultiver des quantités importantes de légumes de manière durable en milieu urbain.

Cette année, 9.000 tonnes de légumes, comprenant principalement des salades, des choux, des pommes de terre et des herbes aromatiques, ont été cultivées dans le New Jersey, aux États-Unis, avant d’être distribuées dans les agglomérations alentours, dont New York. Mais ces végétaux ne proviennent pas d’une ferme classique.

En effet, le projet agricole a été rendu possible grâce à des dispositifs tout à fait innovants permettant de cultiver à grande échelle en milieu urbain. Plus besoin désormais de champs à ciel ouvert. Ce nouveau mode de récolte nécessite seulement un grand hangar et un arsenal de technologies.

La structure, connue sous le nom de ferme aéroponique, se présente sous la forme de cultures disposées à la verticale. Celle du New Jersey est à ce titre la plus grande du monde. A l’intérieur de cet espace fermé, se succèdent une infinité d’étagères toutes garnies de légumes en cours de développement.

Aerofarms

Aerofarms, la plus grande ferme verticale (Source : Aerofarms)

L’installation a été réalisée en 2014 par la société Aerofarms. Le protocole mis au point par l’entreprise diffère considérablement des techniques traditionnelles d’agriculture. En aéroponie, les plantes sont en effet nourries hors-sol en vaporisant un mélange biologique d’eau et de nutriments sur les racines et les feuilles.

La technique présente de nombreux avantages. Grâce à cette dernière, des producteurs urbains peuvent récolter des quantités considérables de légumes sur une surface relativement restreinte. Le rendement est par ailleurs maintenu constant tout au long de l’année quelle que soit la saison.

Selon les estimations d’Aerofarms, il faut environ 12 à 16 jours pour obtenir un légume mature. A ce rythme, il est possible d’envisager entre 22 et 20 récoltes par an. Le tout en suivant un mode de production exemplaire.

Comparées aux cultures traditionnelles, les méthodes d’aéroponie nécessitent 95% moins d’eau. Le fait que les plantes soient cultivées hors-sol permet aussi de réduire les risques de contamination par des maladies, des insectes ou des parasites. Ainsi, aucun pesticide ne serait utilisé et les producteurs affirment que leur culture sont garanties biologiques et sans OGM.

La seule composante non durable est l’électricité consommée. Toutefois, les responsables d’Aerofarms affirment que ce point noir du bilan général est largement compensé par des cultures à kilomètre zéro, proches des consommateurs, réduisant considérablement les trajets d’acheminement.

Bien que les produits soient aujourd’hui principalement destinés à des citadins amateurs de bio, ils pourraient un jour remplir les étalages de supermarché. Le modèle semble avoir fait suffisamment ses preuves pour devenir une référence de l’agriculture urbaine. Néanmoins, cette méthode ne fait pas évidemment pas l’unanimité.

Pour certains, la perspective de consommer des légumes cultivés hors-sol et sans la lumière du jour est inconcevable. Toutefois, l’aéroponie a le mérite de répondre différemment aux problématiques touchant le développement urbain et proposer en ce sens une solution innovante et relativement durable.

Source : Maxisciences

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