Les grands requins blancs d’Afrique du Sud menacés d’extinction

Victimes des filets, de la chasse au trophée et de la pollution, les grands requins blancs d’Afrique du Sud sont de plus en plus menacés. Et ce ne sont pas les seuls…

La population des grands requins blancs (Carcharodon carcharias) d’Afrique du Sud, en net déclin ces dernières années, est aujourd’hui en danger d’extinction, prévient une étude publiée mercredi 20 juillet 2016 après six ans de recherche. « Le nombre de spécimens en Afrique du Sud est très bas. Si rien ne change, les grands requins blancs d’Afrique du Sud sont voués à disparaître », s’alarme Sara Andreotti, chercheuse à l’Université sud-africaine de Stellenbosch et auteur de cette étude.

Selon les résultats de ses recherches, seuls 353 à 522 requins sont toujours vivants le long de la côte sud-africaine, soit moitié moins que le nombre estimé jusqu’ici. Les scientifiques ont mené ce recensement en effectuant des prélèvements de tissus et en photographiant les ailerons des grands prédateurs, notamment au large des côtes de Gansbaai, non loin du Cap, un site qui abrite une forte population de squales.

Requin blanc

Requin blanc

« Nous sommes arrivés à la conclusion que la dernière génération de grands blancs connait un rapide déclin et que leur nombre pourrait déjà ne plus être suffisant pour assurer leur survie », souligne Sara Andreotti. Au rang des coupables : les filets anti-requins, la pollution des océans et la pêche, fait valoir l’étude, publiée dans la revue Marine Ecology Progress Series, qui estime à environ 330 le nombre de requins en capacité de se reproduire dans la zone.

Les grands requins blancs ne sont pas les seuls a être menacés en Afrique du Sud. En effet, les rhinocéros sont eux aussi tués, mais pour leur corne. Ainsi pour éviter l’extinction, des défenseurs des animaux ont opté en mai 2016 pour une solution aussi radicale qu’onéreuse : les contraindre à émigrer. Quatre-vingt mammifères vont être transférés d’Afrique du Sud pour l’Australie, un havre de paix à l’abri du braconnage.

Autres animaux menacés : les manchots du Cap. Ces derniers, qui vivent uniquement en Afrique du Sud et en Namibie, ont vu leur nombre de couples reproducteurs chuter de 90% entre 2004 et 2014, dans les colonies sud-africaines au nord du Cap, passant d’environ 32.000 à quelque 3.000, selon des chiffres officiels. Ces oiseaux paient le prix du changement de comportement de leur principale proie, les sardines et les anchois. Les bancs de poissons se sont déplacés vers le sud et vers l’est, s’éloignant des colonies de manchots situées sur la côte ouest de l’Afrique.

De manière plus générale, la faune de ce pays est également menacée par les touristes. En effet, des applications de géolocalisation permettent à ces derniers de s’échanger en temps réel des informations sur la localisation des animaux dans les réserves. Non seulement la tranquillité des animaux se voit bouleversée par des attroupements soudains, mais leur vie est également menacée… Les visiteurs, qui se déplacent en voiture, sont informés par l’application dès qu’un animal est identifié. Ils ont ainsi tendance à rouler plus vite pour rejoindre rapidement le lieu où ils peuvent l’observer et entrent davantage en collision avec les pensionnaires de la réserve, au risque de les tuer.

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que la page Milieu marin/Biodiversité.

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