Une sorte de dauphin géant découvert dans le Pacifique

Longue de huit mètres, cette baleine à bec était passée inaperçue, ou était du moins restée indistinguable des autres bérardies, des cétacés qui ressemblent à des dauphins géants. Une analyse génétique démontre que ce cétacé de couleur sommbre, grand mais discret, est bien une nouvelle espèce.

Grands comme des baleines mais munis d’un rostre ressemblant à celui des dauphins, les ziphiidés sont aussi appelés baleines à bec. Malgré leurs tailles imposantes, ces cétacés discrets sont très mal connus. On sait qu’ils adorent les calmars et qu’ils sont présents dans tous les océans du monde, ainsi qu’en Méditerranée.

Avec ses 12 m, la bérardie de Baird est le plus grand représentant de cette famille, et appartient au genre Berardius, qui ne comporte qu’une autre espèce, la bérardie d’Arnoux, vivant dans l’hémisphère sud, qui lui ressemble comme une sœur jumelle. Faux, il y en a une troisième, affirme aujourd’hui une équipe internationale, qui publie ses conclusions dans la revue Marine Mammal Science.

Dauphin géant Pacifique

L’océanographe Reid Brewer (University of Alaska Southeast), en 2004, mesure le cadavre d’une baleine à bec inconnue retrouvée dans les îles Aléoutiennes. L’analyse génétique a révélé que l’animal appartient effectivement à une espèce encore non décrite. (Source : Don Graves)

Ces chercheurs ont mené des analyses génétiques sur 178 spécimens conservés dans des musées ou trouvés en mer. Selon eux, dans l’océan Pacifique, entre le nord du Japon et les îles Aléoutiennes (bordant la mer de Béring, en Arctique), neuf de ces animaux appartiennent à une espèce de baleines à bec du genre Berardius qui n’a jamais été décrite.

Ce cétacé serait celui parfois rencontré par des pêcheurs japonais qui l’appellent « corbeau » à cause de sa couleur noire. L’animal ressemble à la bérardie de Baird, mais avec une couleur sombre et une taille plus petite, d’environ 8 m. L’analyse de l’ADN montre que cette nouvelle espèce est en fait plus proche de la bérardie d’Arnoux. Génétiquement, il y a bien trois espèces, concluent les chercheurs, qui s’expliquent également dans le communiqué de la NOAA.

Moralité : dans des eaux fréquentées par les pêcheurs et étudiées depuis des lustres par les océanographes, un cétacé de grande taille avait jusque-là échappé à la sagacité de la science. Il est vrai que les ressemblances sont grandes entre les espèces de bérardies et qu’il est difficile de les distinguer entre elles lorsque les animaux sont observés de loin.

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que la page Milieu marin/Biodiversité.

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