Ce weekend, la Nuit des étoiles dédiée à la vie et à André Brahic

Du vendredi 5 au dimanche 7 août, pour sa 26e édition dédiée au regretté André Brahic, la Nuit des étoiles aura un thème original : « Au fil de l’eau : la recherche de la vie ». Plus de 300 manifestations sont programmées partout en France. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 11 au 12 août, l’activité de l’essaim météoritique des Perséides sera à son comble : environ 200 étoiles filantes par heure pourraient être visibles. Le double des autres années.

Comme chaque année au mois d’août, l’AFA, l’Association Française d’Astronomie, nous donne rendez-vous dans un des centres ou clubs spécialisés, à consulter sur la carte des 300 manifestations recensées en France métropolitaine et outre-mer. Ce sera l’occasion pour tous de découvrir le ciel étoilé à travers les instruments mis à contribution par les astronomes amateurs et, bien sûr, pour parler d’astronomie.

Cette 26e édition, qui se déroulera les 5, 6 et 7 août 2016, sera centrée sur un thème d’actualité : la recherche de la vie. Un vaste sujet qui convie autant des spécialistes de notre Planète bleue, petite oasis située dans la « zone habitable » de notre Soleil (au fait, d’où vient l’eau terrestre ?…) que des spécialistes des comètes, petits corps célestes riches en eau et soupçonnés de détenir des molécules prébiotiques depuis des temps immémoriaux… Une occasion d’ailleurs de revenir sur la mission de Rosetta — et sa précieuse moisson de données — autour du noyau cométaire Tchouri qui, le 6 août, fêtera ses deux ans passés en sa compagnie et se prépare à présent à son atterrissage final, le 30 septembre. La question de l’origine de l’eau sera également abordée, de même que celle de sa distribution dans le Système solaire et au-delà, dans d’autres systèmes planétaires de la Galaxie.

Bien visible vers le sud, sud-ouest cet été, notre voisine Mars ne sera pas en reste. Ses ressources en eau, passées et actuelles, et les éventuelles traces de vie que vont rechercher les futurs robots ExoMars 2020 et Mars 2020 (successeur de Curiosity) seront bien sûr évoquées.

Nuit des étoiles

Le thème de l’eau et de la recherche de la vie habite les pages du dernier livre, Terres d’ailleurs, du regretté André Brahic, décédé le 15 mai dernier, et à qui sont dédiées ces Nuits des étoiles. L’astrophysicien qui a participé à plusieurs missions d’exploration spatiale (notamment Voyager et Cassini) et à qui l’on doit la découverte des anneaux de Neptune et de ses arcs, était aussi très connu et aimé pour ses talents de vulgarisateur insatiable. Il était bien sûr très attaché à cette manifestation annuelle et à la diffusion des connaissances, de même qu’au développement de la recherche, un thème qu’il a défendu dans son livre La recherche, une ambition pour la France.

Hormis les cinq planètes visibles au crépuscule (de l’ouest en allant vers le sud : Vénus et Mercure, basses sur l’horizon, Jupiter, Mars et enfin Saturne), les grandes stars du ciel d’août 2016, et comme toujours très attendues, seront les étoiles filantes. Et cette année, il se murmure qu’elles devraient être encore plus abondantes.

Rappelons que ce phénomène récurrent n’a rien à voir avec des étoiles qui filent… Ce sont des micrométéorites, pour la plupart aussi grosses qu’un grain de sable ou qu’un grain de riz, et qui se désintègrent dans la haute atmosphère. Quelques-unes, les plus lumineuses de facto, peuvent avoir la taille du poing. Celles du mois d’août appartiennent à l’essaim météoritique des Perséides, car leur radiant se situe en direction de la constellation de Persée. Ce n’est pas le seul essaim de l’année mais comme il se produit durant les douces nuits d’été, durant les vacances, et que son taux de météores visibles par heure dépasse souvent les 100 lors de ses pics d’activité, il est devenu très célèbre.

Cette année, le maximum est attendu dans la nuit du 11 au 12 août. Les spécialistes sont enthousiastes car, au plus fort de l’évènement, en seconde partie de nuit, ces petits grains laissés dans le sillage de la comète Swift-Tuttle devraient être deux fois plus nombreux que d’habitude à pénétrer l’atmosphère à une vitesse moyenne de 59 km/s. Les prévisions tablent sur 200 météores par heure.

Pourquoi cette recrudescence ? Parce que sous l’influence gravitationnelle des planètes, notamment celle de Jupiter, les courants de poussière de 1079, 1479 et 1862 laissés par les passages de la comète dans le Système solaire interne, se sont rapprochés de notre Planète.

Aussi, si tel est le cas, le spectacle promet d’être deux fois plus merveilleux. À condition bien sûr que la météo soit favorable et que la pollution lumineuse soit minimale. Quant à la Lune (en conjonction avec Saturne et Mars), gênante pour sa luminosité, elle disparaîtra sous l’horizon après minuit, soit lorsque Persée prendra de la hauteur… Pour en profiter, il ne vous reste plus donc qu’à vous armer de patience et à vous installer confortablement, coucher et chaudement vêtu, de façon à pouvoir embrasser du regard la plus grande partie possible du ciel.

Source : Futura-Sciences

Archipel des Sciences et Le Pays de la Canne organisent La nuit des étoiles samedi 6 août 2016 à Beauport, Port-Louis.

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