La NOAA publie un rapport alarmant sur l’état de la planète en 2015

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) vient de publier son rapport annuel sur l’état de la planète. Celui-ci confirme la hausse des catastrophes naturelles pour l’année 2015 et ne prévoit pas d’amélioration pour les années à venir.

Des feux difficilement contrôlables, des inondations violentes, des canicules en Sibérie, chaque jour, les journaux télévisés nous montrent les conséquences du changement climatique. Et celles-ci pourraient s’accélérer au cours des années à venir. C’est du moins ce qu’affirme le rapport annuel de la NOAA, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique.

Le document a été coécrit par 456 scientifiques provenant de 62 pays différents. Pour cette 26ème édition, les chercheurs alertent sur le nombre de records malheureusement battus en 2015.

Le rapport présente l’année 2015 comme étant la plus chaude, dépassant nettement 2014 de 0,16°C. Une augmentation rapide au niveau de la planète qui concerne autant la température sur terre que celle de l’eau. Si 0,16°C peut sembler peu, cela signifie que le monde est maintenant 1°C plus chaud qu’il ne l’était durant l’époque pré-industrielle, ceci notamment à cause de la production croissante de gaz à effet de serre.

Réchauffement climatique

Mais les océans, qui absorbent plus de 90% du dioxyde de carbone (CO2) supplémentaire contenu dans l’atmosphère, préoccupent également. En 2015, ils se sont encore un peu plus acidifiés et ont continué de monter très sensiblement. Entre 1993 et 2015, le niveau moyen de l’océan a ainsi augmenté de 70 millimètres, la plus forte montée se situant dans l’océan Indien et dans l’ouest de l’océan Pacifique.

D’autres records ont été enregistrés au cours de l’année notamment au niveau de la fonte des glaces, du recul des glaciers et de la chute des précipitations. Des facteurs qui s’associent encore une fois à une augmentation des catastrophes naturelles : une intensification des ouragans et des tempêtes ainsi que l’accroissement des inondations.

Selon les scientifiques, tous ces records sont directement liés au changement climatique mais aussi au phénomène climatique El Niño qui s’est avéré particulièrement intense l’an passé. « El Niño a clairement rappelé comment des évènements à court terme peuvent amplifier l’influence relative et les impacts découlant des tendances de réchauffement à long terme », a expliqué au Guardian, Thomas Karl de la NOAA.

Les Nations Unies ont déjà déclaré que l’année 2016 allait vraisemblablement battre de nouveaux records, après 14 mois de chaleur extrême aidés par le phénomène El Niño. Une tendance confirmée par les observations réalisées au cours des derniers mois. Les scientifiques s’inquiètent ainsi de l’évolution de la situation pour les futures années, même si l’accord de Paris signé en avril 2016, ouvre une fenêtre d’espoir.

« Les impacts du changement climatique ne sont plus subtils », a assuré au Guardian Michael Mann, climatologue de l’Université d’État de Pennsylvanie. « Ils se jouent là juste devant nous, en temps réel ».

Source : Maxisciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risques majeurs.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s