Le renard gris insulaire, une espèce sauvée de l’extinction en un temps record

Trois sous-espèces sur quatre de renard gris insulaire viennent de quitter la liste des espèces en voie de disparition. Présents sur 4 îles au large de la Californie, ils ont bénéficié d’un programme de conservation plus qu’ambitieux qui a permis de remarquables résultats.

Les trois sous-espèces de Renard gris insulaire des îles San Miguel, Santa Rosa et Santa Cruz ne rejoindront pas le dodo dans la liste des animaux disparus. Et ce, grâce à la loi fédérale des USA : Endangered Species Act (ESA) qui a permis la mise en place d’un grand nombre de partenariats concentrés sur le même objectif : sauver l’espèce. Aujourd’hui, mission réussie pour le collectif en un temps record.

« Le déclin des renards gris insulaires, l’un des mammifères les plus rares d’Amérique, était rapide et grave », explique le directeur du National Park Service (NPS), Jon Jarvis dans un communiqué de presse.

Menacée depuis les années 1990, l’espèce Urocyon littoralis a vu son nombre d’individus descendre à un niveau catastrophique passant à 10% de la totalité des spécimens, dans l’archipel Channel Islands où elle est endémique. Ainsi, à Santa Rosa par exemple, la population est passée de 1780 individus à 17. A San Miguel, elle a chuté de 450 à 15 spécimens, et de 1400 à 55 à Santa Cruz.

Renard gris insulaire

Renard gris insulaire

En 2004, les animaux sont notés en voie de disparition sur les îles San Miguel, Santa Rosa, Santa Cruz et Santa Catalina. En cause : une épidémie de la maladie de Carré, une maladie virale et contagieuse, et l’Aigle royal qui chasse le renard. Cet oiseau n’est d’ordinaire pas présent sur les îles, mais une place lui a été offerte par le Pygargue à tête blanche, victime du produit chimique DDT utilisé comme pesticide.

Le déclin des 4 sous-espèces a rapidement nécessité une action de conservation avec la collaboration de divers organismes publics comme privés. Ceci a permis au nombre de renards de remonter presque immédiatement au moyen de programmes d’élevages en captivité avec la libération de 226 renards dans la nature.

Les animaux sauvages et captifs ont été vaccinés pour pallier à la maladie de Carré. Mais le programme s’est avéré plus ambitieux encore, puisqu’il a pour objectif de rétablir l’équilibre des écosystèmes de chaque île. Incluant le rétablissement du Pygargue à tête blanche à son territoire historique et le retour de l’Aigle royal sur le continent américain.

Grâce à ces efforts, les sous-espèces des îles San Miguel, Santa Rosa and Santa Cruz sont aujourd’hui totalement rétablies. La quatrième présente à Santa Catalina est passée de « en danger d’extinction » à « menacée ».

« Il est remarquable de penser qu’en 2004, on avait donné aux renards 50% de chance de s’éteindre dans les 10 prochaines années. Et voilà où nous en sommes aujourd’hui, trois des quatre sous-espèces sauvées et la quatrième en bonne voie. » explique Dan Ashe, directeur du service, dans un communiqué de presse.

« C’est la force de l’ESA – pas seulement de protéger sur le papier des animaux et des plantes rares, mais de conduire une conservation ciblée pour obtenir des résultats spectaculaires. Plus de 300 experts, des associations à but non-lucratif, l’état et des agences fédérales ne se sont pas seulement alliés pour prévenir l’extinction des Renards gris insulaire de Channel Island, mais pour restaurer l’espèce entièrement en un temps record. Voilà quelque chose à célébrer ! », se réjouit-il.

Source : Maxisciences

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