Grande Barrière de corail : la mine géante du groupe Adani devrait voir le jour

Le groupe indien Adani devrait pouvoir exploiter une mine de charbon géante en Australie malgré les recours utilisés par les écologistes.

La Cour fédérale d’Australie a rejeté un recours d’une organisation de défense de l’Environnement contre le projet controversé de mine géante du groupe indien Carmichael portant sur son impact environnemental contre la Grande Barrière de corail. Le projet Carmichael du groupe indien Adani, d’une valeur de 16,5 milliards de dollars australiens (11,1 milliards d’euros) s’est attiré les foudres des écologistes.

Non seulement le charbon produit contribuera au réchauffement climatique mondial mais en outre la matière première devra transiter par un port proche du plus grand récif corallien au monde classé au patrimoine mondial, font-ils valoir. Le gouvernement australien avait donné son feu vert en octobre 2015 au projet, qui prévoit l’exploitation d’une mine de charbon dans l’Etat du Queensland, l’une des plus vastes au monde.

Grande barrière de corail Australie

Image prise depuis l’ISS, d’une partie de la Grande Barrière de corail.

Or la Fondation australienne pour la conservation (FAC) avait déposé en novembre 2015 un recours, en demandant si le ministère de l’Environnement n’aurait pas dû évaluer l’impact du réchauffement climatique posé par la combustion du charbon de la mine Carmichael. « Malheureusement, la Cour fédérale a répondu non », a déclaré Sean Ryan, représentant la Fondation devant le tribunal.

La mine doit produire chaque année 60 millions de tonnes de charbon thermique. Le projet prévoit aussi la construction de 189 kilomètres de chemin de fer pour acheminer la matière première. Adani va parallèlement procéder à l’extension d’un port de charbon à Abbot Point afin de l’exporter.

D’après les écologistes, la Grande barrière inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1981 est déjà menacée par le réchauffement climatique, les ruissellements agricoles, le développement économique ou la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux. Le site de 345.000 km2 a failli être placé par l’Unesco sur sa liste des sites en péril et Canberra oeuvre à un plan de préservation sur 35 ans.

« Les sondages montrent que les Australiens veulent des récifs mieux protégés et non davantage de charbon polluant », a affirmé Kelly O’Shanassy, directrice général de la FAC. « Nous ferons tout pour empêcher cette mine ». Adani Mining a quant à lui, salué la décision de la Cour. « Il est incontestable que les militants ont eu vraiment beaucoup d’occasions de dire ce qu’ils pensaient » a déclaré le groupe dans un communiqué, précisant que tous les recours juridiques n’étaient pas purgés. « Quand ils le seront, comme le groupe l’a précédemment indiqué, la construction pourra débuter en 2017 » a poursuivi le groupe. La Cour fédérale a récemment rejeté un recours formé par un groupe aborigène qui disait qu’Adani n’avait pas recueilli son consentement à ce projet.

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Espèces en danger de la mer des Caraïbes« , ainsi que les pages Milieu marin/Biodiversité et Développement durable/Energie.

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