Thomas Pesquet « prêt à 95 % » pour s’envoler vers l’ISS

Le spationaute Thomas Pesquet, astreint depuis des mois à un entraînement intensif, s’envolera le 15 novembre vers l’ISS.

A 13h45, Thomas Pesquet est apparu souriant sur l’écran géant de la salle de conférences du CNES (Centre national d’études spatiales) à Paris. En duplex du centre de la NASA à Houston, au Texas, l’astronaute français, qui s’envolera avec une Américaine et un Russe le 1er novembre de Baïkonour (Kazakhstan) vers la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km au-dessus de notre terre, a fait le point mardi sur la préparation de cette mission exceptionnelle de cent quatre-vingts jours dans l’espace. « Je suis prêt à 95 % », a assuré le spationaute astreint depuis des mois à un entraînement intensif.

« Là, je suis zen, mais quand je vais m’installer dans la capsule du Soyouz, j’aurais la boule au ventre. Le vol, c’est la phase la plus dangereuse », concède le dixième Français à partir séjourner dans les étoiles. Pour cet ingénieur de 38 ans, le défi sera d’abord physique.

Thomas Pesquet

Le Français Thomas Pesquet, le 20 mai 2009 à Paris (Source : AFP).

« En apesanteur, explique Sébastien Barde, chef de projet de la mission Proxima au CNES, le métabolisme est totalement bouleversé par l’absence de gravité. » Atrophie des muscles, perte osseuse, vieillissement accéléré des artères, perturbation de l’oreille interne… pour préparer son organisme au choc, Thomas Pesquet, ceinture noire de judo, fan de voile et d’alpinisme, a suivi un programme digne d’un athlète de haut niveau : vélo, course à pied, musculation. Et pour simuler la vie dans l’ISS et les sorties dans l’espace, il a passé des heures immergé en scaphandre dans une piscine ou confiné dans un sous-marin.

« Le pire, c’est le retour sur terre. Certains mettent des mois à s’en remettre », souligne Frank De Winne, directeur du Centre des astronautes européens. Et pour préparer l’équipage à affronter un atterrissage d’urgence, Thomas et ses compagnons ont effectué des stages de survie en plein hiver russe.

Après six mois dans l’espace, l’astronaute retrouvera la terre ferme en mai 2017. Ensuite ? Le Français a déjà les yeux rivés sur Mars.

Source : Le Parisien

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Question d’espace« .

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