Wolf 1061c, une planète habitable située à proximité de la Terre ?

Les astronomes s’intéressent à une exoplanète située à 14 années-lumière de la Terre. Nommée Wolf 1061c, elle orbite autour d’une naine rouge et pourrait se situer dans la zone habitable de son étoile.

Des formes de vie existent-elles sur d’autres planètes que la Terre ? Cette question intrigue les scientifiques et le monde entier depuis des siècles. Les études et tentatives menées jusqu’ici n’ont pour le moment pas permis d’y répondre, ce qui est loin de décourager les « chasseurs de planètes » potentiellement habitables. Stephen Kane est l’un d’eux.

Avec son équipe, cet astronome de la San Francisco State University s’est intéressé à une exoplanète située à 14 années-lumière de la Terre. Une distance relativement petite d’un point de vue astronomique. Nommée Wolf 1061c, cette exoplanète est en orbite autour d’une étoile naine rouge, Wolf 1061, qui possède au moins deux autres corps probablement telluriques.

Mais ce n’est pas que la proximité du système qui a intéressé les astronomes. En menant une nouvelle étude à paraitre dans la revue Astrophysical Journal, ceux-ci ont découvert que Wolf 1061c semblait être la seule des trois planètes à se trouver dans ce qu’on appelle la zone habitable de son étoile. Autrement dit, ni trop loin ni trop près d’elle.

Wolf 1061c

Vision d’artiste de l’exoplanète Wolf 1061c (Source : NASA / Ames / JPL-Caltech).

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E171, le colorant alimentaire fait de nanoparticules de dioxyde de titane, est-il nocif ?

Très utilisé dans l’industrie agroalimentaire, l’additif E171, c’est-à-dire des nanoparticules de dioxyde de titane, favorise l’apparition de lésions précancéreuses dans le colon chez le rat. Après cette étude de quatre ans, trois ministres ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour évaluer le risque éventuel pour les consommateurs.

L’additif alimentaire E171, utilisé communément dans l’agroalimentaire pour blanchir et opacifier des dentifrices, confiseries ou plats préparés, induit et promeut la croissance de lésions précancéreuses chez le rat, selon une étude menée depuis quatre ans par l’Inra.

Cet additif, en fait le dioxyde de titane, composé à 45 % de nanoparticules, pénètre la paroi de l’intestin du rat en provoquant une baisse de l’activité de son système immunitaire, a expliqué à l’AFP Eric Hondeau, biologiste, directeur de recherche en physiologie et toxicologie alimentaire à l’Inra de Toulouse. Il est coauteur de l’étude publiée le 20 janvier dans la revue britannique Scientific Reports.

Lors d’une exposition orale, dite chronique, sur 100 jours, au E171, un terrain micro-inflammatoire se développe sur la partie terminale de l’intestin, le colon, a-t-il ajouté. Au terme de ce délai, « 40 % des rats étudiés présentaient des lésions précancéreuses sur le colon » a ajouté Fabrice Pierre, coauteur de l’étude, chercheur de l’unité Toxalim au centre de recherche en toxicologie alimentaire.

Bons dioxyde de titane

L’additif alimentaire E171 est très utilisé dans l’agroalimentaire comme colorant blanc. Il est composé pour l’essentiel de particules de dioxyde de titane.

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Vénus se rapproche de la Terre et va offrir un splendide spectacle

La planète Vénus est actuellement en train de se rapprocher de la Terre. Un phénomène qui va permettre à notre voisine d’étinceler dans le ciel jusqu’à atteindre son maximum mi-février.

N’avez-vous pas remarqué un point inhabituellement lumineux dans le ciel ces derniers jours ? Il ne s’agit pas d’une étoile mais de Vénus. Et la planète va se mettre à briller de plus en plus jusqu’en février, rivalisant avec Sirius l’étoile la plus lumineuse de notre ciel nocturne. Mais pourquoi une telle apparition ?

L’explication est simple : Vénus est la deuxième planète la plus proche du Soleil, orbitant en moyenne à 108 millions de kilomètres contre 150 millions pour la Terre. Elle gravite donc plus vite et finit immanquablement par rattraper notre planète. C’est ce qui se produit actuellement. Vénus se rapproche de la Terre, à raison de 1,1 million de kilomètres par jour, explique Guillaume Cannat, auteur du blog Autour du ciel hébergé par Le Monde.

Vénus 17/01/2017 Lire la suite

Une des grandes explosions de la vie marine ne serait pas liée aux météorites

Une remarquable explosion de la biodiversité marine il y a 471 millions d’années n’a pas été déclenchée par le bombardement de la Terre par des météorites, rapporte une étude publiée mardi qui remet en cause une thèse couramment avancée.

Le milieu de la période de l’Ordovicien a été marquée par l’explosion spectaculaire de la diversité des organismes marins. L’événement est appelé « Grande biodiversification ordovicienne » (GOBE). Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer ce phénomène, notamment celle d’un bombardement intense de la Terre par des météorites à la même période.

Mais une équipe de chercheurs de Suède et du Danemark a établi que le bombardement de corps rocheux venu du ciel avait commencé il y 468 millions d’années « seulement ». Soit au moins deux millions d’années plus tard que le début de la Grande biodiversification ordovicienne.

Les scientifiques sont parvenus à ce constat en datant avec des techniques modernes des grains d’un minéral, le zircon, provenant de la couche de sédiments contenant des météorites. Leur étude est publiée dans Nature Communications.

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Un astéroïde à peine découvert a encore frôlé la Terre

Ce 25 janvier, la Terre a été une nouvelle fois frôlée par un astéroïde. Aussi gros qu’un autobus ou une maison, il est passé entre la Terre et la Lune, à seulement 261.000 km. 2017 BX surnommé « Rerun » n’a été découvert que quatre jours avant son passage dans notre voisinage.

Il était 0 h 54, heure de Guadeloupe, ce mercredi 25 janvier, lorsque le petit astéroïde 2017 BX est passé entre la Terre et la Lune, à quelque 261.119 km (ce qui représente approximativement les deux tiers de la distance Terre-Lune). La visite de ce géocroiseur s’est donc déroulée sans incident. Mais pour cette année qui vient de commencer, c’est tout de même la deuxième fois en moins de trois semaines qu’un corps qui croise notre route est repéré quelques jours seulement avant. Ce qui ne manque pas de poser question.

Jusqu’au 20 janvier, 2017 BX était en effet un parfait inconnu. Les astronomes de Slooh, qui ont par ailleurs retransmis en direct sur Internet leur observation de son passage, ont surnommé l’astéroïde « Rerun » (rediffusion, en français), en hommage à Fred « Rerun » Stubbs de la série américaine What’s Happening!! diffusée à la télévision dans les années 1970.

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En Australie, les chats sauvages sont un danger pour la faune locale

Alors que l’annonce du gouvernement australien de tuer 2 millions de chats sauvages avait fait bondir les associations, une étude met en avant l’aspect dangereux de cette espèce pour la faune australienne si spécifique.

En réunissant 91 précédentes études, des scientifiques ont établi que les chats sauvages (Felis silvestris), appelés aussi chats harets, sont présents sur 99.8% du territoire australien. Selon Sarah Legge de l’Université du Queensland (Australie), qui a piloté l’étude parue début janvier dans la revue Biological convervation, « la population de chats harets en Australie varie de 2,1 millions quand le temps est sec jusqu’à plus de 6,3 millions lorsque de nombreuses proies sont disponibles en raison des pluies ».

Le chat sauvage est surtout présent en Australie dans les petites îles, les zones arides ou semi-arides après les pluies, où prolifèrent les petits mammifères et donc leurs prédateurs. «Les zones arides sont des espaces très ouverts, facilitant la chasse de leurs proies pour les chats sauvages», explique Sarah Legge.

Autre conclusion de l’étude, l’omniprésence des chats sauvages a de graves conséquences sur la faune australienne. Ils sont notamment responsables de l’extinction d’une trentaine d’espèces qui n’étaient présentes qu’en Australie, et ils mettent en danger la survie de « 124 espèces australiennes menacées », indique le gouvernement australien. Un tiers des espèces en voie de disparition en Australie, comme la bettongie à queue touffue, l’opossum à queue en anneau des côtes ouest, ou le numbat, le seraient notamment par les chats.

Chat sauvage Australie

Présent sur 99,8% du territoire australien, le chat sauvage représente un danger pour la faune locale (Source : AFP).

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La Lune serait plus vieille qu’on ne le pensait

Les scientifiques ne connaissent pas exactement l’âge de la Lune, mais ils savent que notre satellite naturel s’est formé très peu de temps après la Terre, qui est âgée de 4,56 milliards d’années. La dernière estimation suggère que la Lune aurait au moins 4,51 milliards d’années.

Alors qu’un groupe de chercheurs israéliens vient de publier une théorie inédite concernant l’origine de la Lune, un autre groupe, états-unien cette fois, apporte un nouvel élément concernant la date de la formation de la Lune (cette date ne cesse de varier au rythme des publications depuis quelques années). Les données sont issues de la cosmochimie, comme l’explique un article publié dans le journal Science.

Les travaux des chercheurs se basent sur l’héritage du programme Apollo, qui a permis de ramener sur Terre quelques centaines de kilogrammes de roches lunaires (incidemment, tout le monde peut aujourd’hui s’offrir de petits fragments de ces roches, par exemple en allant sur le site d’un des grands chasseurs de météorites français, Luc Labenne). Des photos de ces roches et des lieux où elles ont été prélevées peuvent être admirées sur le site des archives de la NASA concernant les missions Apollo 11 à 17. Les analyses de minéraux contenus dans ces roches ainsi que celles des abondances de certains isotopes nous ont appris beaucoup de choses sur l’histoire de la Lune et du Système solaire.

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