Réchauffement climatique : la Terre serait plus sensible au CO2 que prévu

Le lien entre réchauffement climatique et abondance de CO2 dans l’atmosphère terrestre n’est plus à faire. Mais il reste peut-être à préciser. C’est du moins ce que suggère une équipe de chercheurs australiens qui formule aujourd’hui l’hypothèse d’un impact bien plus important que prévu de la concentration en CO2 sur notre climat.

Dans sa longue histoire, la Terre a connu plusieurs périodes de réchauffement climatique dont les périodes sont identifiées avec une précision plutôt bonne. Le lien qui peut être fait avec la concentration en CO2 dans l’atmosphère reste quant à lui plus difficile à établir. Car les méthodes de mesure demeurent incertaines. Mais la donne pourrait changer grâce à une nouvelle approche proposée par des chercheurs de l’université de Sidney (Australie).

Rappelons que les végétaux sont criblés de stomates qui leur permettent de fixer le CO2. Or les scientifiques ont pu observer que leur nombre sur une feuille est directement lié au taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Directement, mais de façon variable selon les espèces, ce qui complique la mesure. Les chercheurs australiens ont donc choisi de s’intéresser à la densité de stomates (nombre, taille et profondeur) ainsi qu’aux résidus organiques présents dans des feuilles fossilisées. En croisant ces deux indicateurs de la concentration passée de CO2, ils espèrent améliorer les estimations.

Réchauffement climatique

Ces estimations ont leur importance car elles sont susceptibles d’apporter un éclairage sur la situation climatique actuelle de notre planète. Cette méthode appliquée à des périodes connues de réchauffement global semble révéler des niveaux de gaz carbonique inférieurs à ceux supposés jusqu’à présent. Aussi la Terre pourrait-elle être bien plus sensible que prévu aux élévations des taux de CO2 dans son atmosphère.

Les chercheurs australiens formulent l’hypothèse qu’en conséquence, la hausse des températures – aujourd’hui sur une trajectoire estimée à 3 °C – pourrait atteindre les 4 °C. Mais la technique mise en œuvre doit encore faire ses preuves avant que ces résultats ne puissent être considérés comme définitifs.

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risque majeurs.

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