En Australie, les chats sauvages sont un danger pour la faune locale

Alors que l’annonce du gouvernement australien de tuer 2 millions de chats sauvages avait fait bondir les associations, une étude met en avant l’aspect dangereux de cette espèce pour la faune australienne si spécifique.

En réunissant 91 précédentes études, des scientifiques ont établi que les chats sauvages (Felis silvestris), appelés aussi chats harets, sont présents sur 99.8% du territoire australien. Selon Sarah Legge de l’Université du Queensland (Australie), qui a piloté l’étude parue début janvier dans la revue Biological convervation, « la population de chats harets en Australie varie de 2,1 millions quand le temps est sec jusqu’à plus de 6,3 millions lorsque de nombreuses proies sont disponibles en raison des pluies ».

Le chat sauvage est surtout présent en Australie dans les petites îles, les zones arides ou semi-arides après les pluies, où prolifèrent les petits mammifères et donc leurs prédateurs. «Les zones arides sont des espaces très ouverts, facilitant la chasse de leurs proies pour les chats sauvages», explique Sarah Legge.

Autre conclusion de l’étude, l’omniprésence des chats sauvages a de graves conséquences sur la faune australienne. Ils sont notamment responsables de l’extinction d’une trentaine d’espèces qui n’étaient présentes qu’en Australie, et ils mettent en danger la survie de « 124 espèces australiennes menacées », indique le gouvernement australien. Un tiers des espèces en voie de disparition en Australie, comme la bettongie à queue touffue, l’opossum à queue en anneau des côtes ouest, ou le numbat, le seraient notamment par les chats.

Chat sauvage Australie

Présent sur 99,8% du territoire australien, le chat sauvage représente un danger pour la faune locale (Source : AFP).

Introduit au XIXème siècle par les colons britanniques pour lutter contre la pullulation de lapins sur l’île-continent, le chat sauvage n’a aujourd’hui en Australie n’a que deux prédateurs naturels sur l’île, l’aigle et le dingo. Rien n’empêche donc cette espèce de s’étendre, et de faire des dégâts. En comparaison, cette même espèce est placée sur la liste rouge des espèces menacées en France, en partie à cause de la diminution des espaces forestiers.

Pour Sarah Legge, « vouloir contrôler les chats sauvages est difficile, c’est pourquoi nous devons faire des recherches pour trouver des façons plus efficaces pour y arriver ». Elle préconise par exemple de mieux protéger les quelques espaces encore vides du prédateur, ou de faire de certaines îles des zones sans chats sauvages pour mieux protéger les espèces endémiques.

Elle préconise aussi de mieux surveiller les feux qui détruisent les plantes permettant aux proies de se protéger, de laisser les dingos se développer dans les zones où les chats sauvages sont présents, mais aussi d’intensifier les campagnes de capture et d’abattage des animaux dans des endroits stratégiques.

Le gouvernement australien a depuis plusieurs mois décidé de prendre des mesures drastiques contre cette espèce invasive. Mais cette décision est loin de faire l’unanimité, et elle a donné lieu à de multiples manifestations d’indignation et à des pétitions en ligne.

Source : Le Figaro

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