L’astronaute Scott Kelly et son jumeau révèlent comment voyager dans l’espace modifie l’ADN

La NASA vient de dévoiler les résultats préliminaires des tests menés sur l’astronaute Scott Kelly qui a passé un an dans l’espace et son jumeau Mark resté sur Terre. Ceux-ci ont mis en évidence certains changements inattendus notamment au niveau de l’ADN.

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans l’espace ? De prendre de la hauteur pour observer notre planète depuis son orbite ? Aussi extraordinaire qu’il paraisse, un tel voyage est loin d’être anodin. Il présente même des risques pour le corps humain. Lesquels exactement ? C’est ce que les scientifiques tentent de découvrir depuis plusieurs années.

Au sein de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes se prêtent régulièrement à des examens médicaux pour évaluer leur condition physique et état de santé. Mais en mars 2015 c’est un astronaute un peu particulier qui s’est envolé pour l’ISS : l’Américain Scott Kelly. Celui-ci a la particularité de posséder un frère jumeau, Mark, également astronaute.

Tandis que Scott menait sa mission historique de 340 jours dans la station, Mark lui se trouvait sur Terre. Ceci a permis à la NASA de mettre en place une étude inédite, la Twins Study. L’objectif est simple : comparer les deux frères afin d’évaluer les impacts physiologiques et psychologiques d’un séjour d’un an dans l’espace.

Scott & Mark Kelly

Scott & Mark Kelly

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Mont-Saint-Michel : découverte d’un ancien cimetière et d’une fortification médiévale

Les fouilles se poursuivent toujours sur la commune du Mont-Saint-Michel, à l’histoire longue et complexe, entre édifications, sièges militaires et fortifications. Après une décennie d’études, entre 2005 et 2015, qui ont révélé quelques épisodes méconnus, ce sont des travaux d’intervention sur les réseaux dans la Grande rue, près de l’église, qui ont, par surprise, exhumé une fortification médiévale et un cimetière paroissial. Ils vont être examinés de près.

En 2005, une équipe de l’Inrap avait mis au jour de nombreux moules en schiste destinés à la fabrication d’enseignes de pèlerinage, à l’emplacement d’un atelier de production daté des XIVe et XVe siècles, près de l’entrée de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. La variété et la qualité de ces pièces en font aujourd’hui une collection de référence en archéologie médiévale. En 2011, les archéologues ont révélé les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis, ouvrage édifié vers 1479 et détruit en 1732. En 2015, d’anciennes maisons, donnant sur la grève et détruites en 1368, ont été étudiées.

Dans l’abbaye, l’Inrap a suivi plusieurs chantiers de restauration conduits par l’architecte en chef des Monuments historiques dont les opérations importantes menées sur la Merveille, sur l’ancienne Hôtellerie de Robert de Torigny et sur les Logis abbatiaux. Aujourd’hui, la recherche des fortifications et de la porte du XIIIe siècle a permis la découverte, inattendue, du cimetière paroissial.

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Paludisme : une souche résistante progresse en Asie du Sud-Est

Une forme de paludisme résistant au traitement standard est en passe de devenir majoritaire dans certaines régions du Mékong, ont annoncé jeudi des chercheurs, mettant en garde contre sa propagation à d’autres zones comme l’Inde ou l’Afrique.

Cette maladie due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres d’insectes a touché 214 millions de personnes en 2015 et fait 438.000 morts, surtout en Afrique subsaharienne chez les jeunes enfants.

Le traitement standard est à l’heure actuelle l’artémisinine – mise au point dans les années 1970 par la chercheuse chinoise Tu Youyou – associée à d’autres traitements antipaludéens.

Au cours de la dernière décennie, les scientifiques ont suivi de près la propagation d’une souche de paludisme résistante à ce médicament clé, selon une étude publiée jeudi dans The Lancet Infectious Diseases.

Plasmodium falciparum

Le Plasmodium falciparum, ici visible au centre de cette image, est le vecteur du paludisme. Il colonise les cellules humaines et est transmis par la salive d’un moustique lors de la piqûre. (Source : Ute Frevert)

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Cassini plonge au plus près des anneaux de Saturne

À l’occasion de ses orbites en rase-motte, la sonde Cassini a réalisé une série de photographies étonnantes des anneaux de Saturne, avec une résolution sans précédent. Dans les sillons granuleux bien peignés se cachent des structures irrégulières et parfois des lunes minuscules. Des images à savourer, d’autant que cette mission de treize années s’achève bientôt et que, par la suite, nous n’en aurons plus de semblables avant longtemps.

Saturne doit en grande partie sa beauté à ses innombrables anneaux, s’étalant sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres (et seulement quelques centaines de mètres d’épaisseur !). Leur origine n’est pas encore bien comprise. Ils sont constitués de grains de glace, de poussière, tous de tailles et de densité variables, et forment des ensembles distingués par des vides de différentes largeurs. Des séparations en somme, dont la plus grande, entre les anneaux A et B, fut observée pour la première fois par Jean-Dominique Cassini, en 1675, à environ 1,3 milliard de kilomètres de la planète. D’ailleurs, elle porte son nom.

Tout comme la sonde spatiale qui, depuis presque treize ans maintenant, explore ce monde fascinant et ses dizaines de satellites. La moisson de découvertes est prodigieuse. Hélas, il est bientôt temps pour le vaisseau de l’ESA et de la NASA de tirer sa révérence. Son plongeon final dans les limbes de la deuxième plus grosse planète du Système solaire est programmé pour le 15 septembre prochain. Mais avant cela, la sonde va continuer de nous faire rêver, partageant avec nous ses frissons, au plus près des anneaux.

Cassini anneaux Saturne

De loin, les anneaux ont l’air bien peignés, composés de sillons réguliers et parallèles. Pourtant, observés de plus près, comme sur cette photo prise par Cassini le 18 décembre 2016, à quelque 134.500 km, ils présentent des irrégularités. La densité de matière est en effet loin d’être uniforme. Ici, les petites lunes Janus et Épiméthée, qui circulent sur la même orbite, font onduler les sillons qu’ils frôlent. (Source : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute)

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La Réunion : le Piton de la fournaise est entré en éruption

Après avoir donné des signes d’agitation depuis plusieurs jours, le volcan s’est réveillé mardi soir. Son éruption ne présente aucun danger pour la population.

Le Piton de la Fournaise, qui donnait des signes d’agitation depuis quelques jours, est entrée en éruption mardi 31 janvier vers 19h40 (15h40 à Paris), a indiqué la préfecture de La Réunion. Le volcan a été secoué par une importante activité sismique à partir du début d’après-midi.

À 15h27 (heure locale), le préfet Dominique Sorain a déclenché la phase d’alerte 1 « éruption probable ou imminente » du dispositif spécifique « ORSEC volcan ». Quatre heures plus tard, l’arrivée du magma en surface était enregistrée par l’Observatoire Vvolcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF).

Piton de la Fournaise 01/02/2017

Le Piton de la Fournaise en éruption le 1er Février 2017 (Source : AFP).

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