D’étranges jets bleus observés depuis l’ISS

Dans le cadre de l’expérience Thor, Andreas Mogensen a filmé pour la première fois un curieux phénomène atmosphérique depuis la Station spatiale internationale : les jets bleus. Comme les farfadets et les sylphes rouges, ils apparaissent fugitivement au-dessus des orages. Ils n’avaient jamais pu être observés ainsi. Des images étonnantes et exceptionnelles.

La question de l’existence de phénomènes fugaces a fait l’objet de débats durant de nombreuses années : d’insaisissables décharges électriques dans la haute atmosphère, nommées sylphes rouges, jets bleus, farfadets ou elfes. Faisant l’objet de rapports anecdotiques par des pilotes d’avions, ces phénomènes se sont toujours révélés difficiles à étudier car ils se produisent au-dessus des orages.

Proposée par l’Institut spatial national du Danemark, l’expérience Thor, qui s’était déroulée pendant la mission Iriss de 10 jours de l’astronaute de l’ESA Andreas Mogensen à bord de la Station spatiale internationale (ISS), avait pour objet d’étudier les orages vus d’en haut. Une liste d’endroits où ils étaient prévus par la météo avait été communiquée à Andreas, qui a alors pris des photos avec l’appareil le plus sensible à bord pour capturer ce que l’on appelle les phénomènes lumineux transitoires.

Jets bleus orage ISS

Jets bleus photographiés de l’espace par Andreas Mogensen en 2015. (Source : ESA/NASA)

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Les manchots du Cap menacés par la surpêche et le réchauffement climatique

Selon une étude parue le 9 février 2017, le réchauffement climatique et la surpêche seraient responsables de l’accélération de l’extinction des manchots du Cap.

D’après les scientifiques, le changement climatique et la pêche excessive risquent de précipiter l’extinction des manchots du Cap (Spheniscus demersus) en les piégeant dans des régions où ils ne trouvent pas suffisamment de nourriture. Selon les observations des chercheurs, les jeunes de cette espèce scrutent des vastes étendues d’océan dans l’espoir d’apercevoir des signes indicateurs de la présence de proies abondantes.

Mais le changement climatique et la pêche industrielle provoquent des perturbations qui brouillent ces indices et conduisent ces oiseaux noir et blanc dans des zones pauvres en nourriture. Les effets de « ces pièges écologiques marins » sont dévastateurs car ils font chuter le taux de survie des jeunes manchots, expliquent les auteurs de l’étude parue jeudi 9 février 2017 dans la revue américaine Current Biology. Ainsi, leur modèle informatique suggère que le taux d’accouplement est de ce fait 50 % inférieur à la normale à cause de la surmortalité ces animaux.

Manchots du Cap

Le réchauffement climatique et la surpêche conduisent au déclin des manchots du Cap (Spheniscus demersus) (Source : Superstock/SIPA)

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