Découverte chez un ver d’un gène prometteur dans la lutte contre l’obésité

Baptisé ETS-5, il contrôle les signaux du cerveau aux intestins, déclenchant la sensation de satiété ainsi que le besoin de dormir ou de faire de l’exercice.

Un gène responsable de la sensation de satiété a été découvert chez un ver par une équipe de chercheurs australiens et danois. Baptisé ETS-5, il contrôle les signaux du cerveau aux intestins, expliquent ces scientifiques dont la recherche a été publiée lundi 13 février dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Quand les intestins ont emmagasiné suffisamment de graisse, le cerveau reçoit alors un message indiquant au nématode d’arrêter de bouger, déclenchant une phase de somnolence, ou au contraire de continuer à se mouvoir s’il n’est pas rassasié, détaille Roger Pocock, professeur adjoint à l’université Monash en Australie.

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Matière noire : une nouvelle preuve venue des galaxies spirales barrées

Le modèle de la matière noire est censé expliquer les caractéristiques des mouvements des étoiles et du gaz dans les galaxies et aussi dans les amas de galaxies. Des astrophysiciens espagnols viennent de lui faire passer victorieusement un test concernant les barres d’étoiles dans certaines galaxies spirales.

Voici quelques mois, Stacy McGaugh, de la Case Western Reserve University, en compagnie de ses collègues Federico Lelli et Jim Schombert, avait fait savoir que des travaux qu’ils avaient menés, notamment à partir de données prises par le télescope Spitzer, ne semblaient pas compatibles avec l’existence de la matière noire. Les mouvements du gaz interstellaire dans plus de 150 galaxies s’expliquaient bien au moyen de la théorie Mond, laquelle suppose des modifications des lois de la mécanique céleste de Newton.

Jetant un pavé dans la mare déjà trouble du problème de la nature exacte de la matière noire et de l’énergie noire dans le cadre du modèle standard et alimentant également le débat entre ceux qui préfèrent introduire une nouvelle physique de la gravitation et pas de nouvelles particules pour résoudre autrement les énigmes des mouvements des amas de galaxies et des étoiles dans les galaxies découvertes respectivement par Fritz Zwicky et Vera Rubin, des chercheurs viennent de déposer un article sur arXiv.

Il provient d’un groupe d’astrophysiciens espagnols de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC). Selon des observations faites également avec Spitzer et concernant 68 galaxies spirales barrées, complétées par des simulations numériques, les auteurs pensent disposer maintenant d’une nouvelle preuve de l’existence de la matière noire. Répartie sous la forme d’un halo quasi sphérique autour des galaxies, il était prédit depuis un certain temps que son champ de gravitation devait ralentir la vitesse de rotation des barres d’étoiles dans les galaxies spirales. Malgré des doutes initiaux, ce serait effectivement bien le cas.

NGC 1672

Large de 75.000 années-lumière, la galaxie spirale barrée NGC 1672 est située à environ 60 millions d’années-lumière de la Voie lactée (Source : NASA).

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Produits cosmétiques : des allégations dangereuses pour la santé

La Direction générale des fraudes a contrôlé plus de 1.000 allégations sur les étiquettes de produits cosmétiques vendus en France. La moitié s’est révélée non conforme à la réglementation.

5.600 : c’est le nombre de produits cosmétiques commercialisés en France contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en ce début d’année 2017. L’objectif ? Vérifier que les allégations présentes sur ces produits sont conformes à la réglementation en vigueur. Mais le résultat de cette vaste enquête est alarmant : parmi les 1.030 allégations contrôlées, 46 % ont été considérées non conformes et près de 9 % (91) sont même susceptibles d’entraîner des risques pour la santé des consommateurs, annonce la DGCCRF dans un communiqué.

La DGCCRF a contrôlé des produits cosmétiques au sens large, dont un quart était pour le bain et la douche, dans 1.332 établissements. Elle a découvert en majorité trois types d’anomalies sur les étiquettes : l’absence ou l’inadaptation des justificatifs des allégations (tests non réalisés sur le public cible des allégations, etc.), la présence d’allégations tendant à conférer aux produits la qualification de médicament (par exemple, « en raison de son haut pouvoir régénérateur, la crème reconstruit les tissus au niveau cellulaire ») ou les propriétés d’un ingrédient, sans justification : « calendula apaisant », et les allégations revendiquant la présence d’un ingrédient qui n’était pourtant pas présent dans le produit ou pas dans les quantités annoncées.

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