Produits cosmétiques : des allégations dangereuses pour la santé

La Direction générale des fraudes a contrôlé plus de 1.000 allégations sur les étiquettes de produits cosmétiques vendus en France. La moitié s’est révélée non conforme à la réglementation.

5.600 : c’est le nombre de produits cosmétiques commercialisés en France contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en ce début d’année 2017. L’objectif ? Vérifier que les allégations présentes sur ces produits sont conformes à la réglementation en vigueur. Mais le résultat de cette vaste enquête est alarmant : parmi les 1.030 allégations contrôlées, 46 % ont été considérées non conformes et près de 9 % (91) sont même susceptibles d’entraîner des risques pour la santé des consommateurs, annonce la DGCCRF dans un communiqué.

La DGCCRF a contrôlé des produits cosmétiques au sens large, dont un quart était pour le bain et la douche, dans 1.332 établissements. Elle a découvert en majorité trois types d’anomalies sur les étiquettes : l’absence ou l’inadaptation des justificatifs des allégations (tests non réalisés sur le public cible des allégations, etc.), la présence d’allégations tendant à conférer aux produits la qualification de médicament (par exemple, « en raison de son haut pouvoir régénérateur, la crème reconstruit les tissus au niveau cellulaire ») ou les propriétés d’un ingrédient, sans justification : « calendula apaisant », et les allégations revendiquant la présence d’un ingrédient qui n’était pourtant pas présent dans le produit ou pas dans les quantités annoncées.

Cosmétiques

Plus inquiétant, « 8 % des produits analysés ne mentionnaient pas la présence d’allergènes à une teneur imposant pourtant l’étiquetage, précise la DGCCRF. D’autres substances auraient nécessité l’apposition d’avertissements (bénzophénone-3, acide thioglycolique). » Et certains allégations trompent le consommateur en indiquant, par exemple, un caractère hypoallergénique au produit.

Toutefois, de manière rassurante, les cosmétiques pour bébés et enfants respectent globalement la réglementation. « Un seul produit a été trouvé non-conforme à l’analyse, pour dépassement de seuil du conservateur autorisé », explique la DGCCRF. De manière plus globale, la qualité microbiologique des produits est satisfaisante. « La majeure partie des anomalies de composition a porté sur les produits de blanchiment de la peau contenant des substances interdites (hydroquinone, glucocorticoïdes, etc.), précise la DGCCRF.

D’autres non-conformités proviennent de traces de métaux lourds dans les masques de beauté, voire les produits de maquillage ou de coiffage ‒ des produits contenant la plupart du temps des matières premières issues du sol, comme l’argile. » Par arrêté préfectoral, un établissement contrôlé s’est vu fermé pour « non-respect des bonnes pratiques de fabrication » et les produits contenant des substances interdites ont été retirés du marché.

Source : Sciences & Avenir

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