Le champ magnétique de la Terre ne ferait que fluctuer depuis 3.000 ans

Des poteries bien datées fabriquées en Judée sur une période de mille ans avant notre ère ont permis d’étudier les variations du champ magnétique terrestre. La baisse observée actuellement serait en réalité similaire aux fluctuations de cette époque et donc non annonciatrice d’une possible inversion magnétique.

Depuis que l’année 2012 est derrière nous, la désinformation pseudo-scientifique de type New Age avec ses faits alternatifs est devenue moins présente en ce qui concerne les supposés effets et catastrophes d’une inversion du champ magnétique de la Terre, laquelle serait imminente. Il n’en reste pas moins que les géophysiciens spécialistes du magnétisme continuent à s’interroger sur la baisse de l’intensité du champ magnétique observée et mesurée depuis plus d’un siècle.

Pour ceux qui s’inquièteraient encore de l’occurrence de cette inversion, une équipe internationale d’archéologues, de géophysiciens et de spécialistes des sciences de la Terre vient de publier un article dans Pnas qui devrait contribuer à les rassurer. Les chercheurs se sont en effet intéressés aux champs magnétiques fossilisés enregistrés dans des jarres en terre cuite trouvées en Judée et dont les datations montrent qu’elles ont été fabriquées entre le VIIIe et le IIe siècle avant Jésus-Christ.

Poterie

Une poterie étudiée comme mémoire du champ magnétique terrestre (Source : Oded Lipschits).

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Le CERN surprend une source d’asymétrie entre matière et antimatière

Où est passé l’antimatière? L’expérience LHCb du CERN a mis en évidence un comportement différent entre des particules et leur antiparticules associées. Un début d’explication à une des plus grosses énigmes du Cosmos.

Le LHC est peut-être sur le point d’expliquer un des mystères les plus tenaces de l’Univers : la disparition de l’antimatière. L’expérience LHCb a permis de constater qu’un certain type de baryons –une famille de particules qui comprend entre autres les composants du noyau atomique, protons et neutrons– ne se désintègre pas comme son anti-baryon associé : l’écart est même de l’ordre de 20 % selon l’article publié dans la revue Nature. Or, depuis des décennies les physiciens traquent tout comportement différent entre la matière et l’antimatière pour comprendre pourquoi et comment l’antimatière a disparu de l’Univers.

Tous les modèles cosmologiques indiquent que lors du Big Bang il s’est formé autant de matière que d’antimatière. Ce double de la matière possède exactement les mêmes propriétés que la matière, mais elle est dotée d’une charge opposée. Ainsi l’électron, la particule élémentaire de matière, dotée d’une charge électrique négative, possède son « équivalent antimatière », le positon, qui lui ressemble en tout point (même masse par exemple) sauf que le positon possède une charge électrique positive.

LHC CERN

Le LHC, le plus puissant collisionneur de particules jamais réalisé par l’Homme (Source : CERN).

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La NASA veut chercher la vie sur Europe, une lune de Jupiter

La NASA prévoit d’envoyer une sonde tourner autour d’Europe, pour préparer, dans une douzaine d’années, l’arrivée d’un atterrisseur. Cette lune de Jupiter qui cache sous son épaisse banquise un immense océan d’eau salée passionne les exobiologistes. Ce corps glacé est un candidat prioritaire pour la recherche d’une vie ou au moins des conditions dans laquelle une vie proche de la nôtre pourrait apparaître et se développer. Une étude conceptuelle est en cours car la mission ne sera pas simple…

Dans moins de trois ans, le rover de la mission Mars 2020, de la NASA, s’envolera pour rechercher d’éventuelles traces de vie passé sur la Planète rouge. Ce sera une première dans l’histoire de l’exploration spatiale depuis les tentatives des atterrisseurs Viking, quarante ans plus tôt. Un nouveau chapitre va s’écrire en ce début de XXIe siècle qui pourrait voir débarquer les premiers Hommes sur Mars à l’horizon 2030.

Au même moment, peut-être en 2031, il est possible qu’ailleurs dans le Système solaire, un atterrisseur se pose sur Europe. Considéré par la NASA comme une « cible prioritaire de la recherche de la vie ailleurs que sur Terre », ce monde glacé potentiellement habitable en orbite autour de Jupiter intrigue autant qu’il fascine les astronomes depuis qu’un vaste océan d’eau salée en contact avec le noyau rocheux y a été découvert. Avec Encelade, autour de Saturne, deux fois plus loin, il est un des lieux où des formes de vie sont susceptibles d’exister.

Il ne reste donc plus qu’à aller y voir de plus près… Oui, mais pour explorer son océan qui contient deux fois plus d’eau que la Terre, il faut au préalable percer son épaisse armure de glace. Une autre solution, plus simple à mettre en œuvre, serait d’enquêter le plus près possible des geysers récemment découverts, là où les sols fragilisés et fragmentés sont douchés par l’eau expulsées depuis ses entrailles. Ainsi, si vie il y a sous la surface de cette lune, sa signature devrait être décelable dans cet environnement.

Europe

Europe, l’un des satellites de Jupiter (Source : NASA)

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Les Alpes perdraient 30% de leur neige avec un réchauffement de 2°C

Le manteau neigeux recouvrant les Alpes chaque hiver diminuerait de 30% d’ici la fin du siècle même si la hausse de la température mondiale est limitée à 2°C, comme le prévoit l’accord de Paris sur le climat, indique une étude parue jeudi.

Le manteau de neige alpin va diminuer « mais les futures émissions (de gaz à effet de serre) détermineront de combien, » explique Christophe Marty, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue The Cryosphere.

Dans le cas où les émissions de gaz à effet de serre ne diminueraient pas, l’épaisseur et l’étendue de ce manteau pourraient se réduire jusqu’à 70%, avertissent les chercheurs de l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches et de l’Ecole polytechnique fédérale de Suisse.

Si ce scénario catastrophe se réalisait, seules les stations de ski au dessus de 2.500 mètres auraient une vraie saison de glisse. Mais quel que soit le niveau des émissions de gaz à effet de serre, ces travaux montrent que le manteau neigeux sera moins épais « à toutes les altitudes et à toutes les périodes ».

La Grande Casse

La face nord de la Grande Casse dans les Alpes.

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