2 personnes tuées par la dengue en Nouvelle-Calédonie

L’épidémie de dengue est déclarée en Nouvelle-Calédonie depuis début janvier 2017. Les autorités redoutent une crise majeure provoquée par ce virus diffusé par le moustique Aedes aegypti.

C’est l’inquiétude en Nouvelle-Calédonie. L’archipel est frappé par une épidémie de dengue. Celle-ci s’est déclarée début janvier 2017 et à fait deux morts. Le premier décès est survenu le 10 février, un second 6 jours plus tard. Il s’agissait dans les deux cas de jeunes femmes sans antécédents médicaux. Elles n’avaient pas voyagé au cours des trois semaines précédentes et ont succombé en quelques jours au virus. 615 cas de dengue ont été déclarés depuis le 1er janvier en Nouvelle-Calédonie dont 344 à Nouméa où quasiment tous les quartiers sont touchés.

La ville de Nouméa est confrontée à la résistance croissante des moustiques aux insecticides chimiques. « La deltaméthrine ne tue qu’un moustique adulte sur deux. Dès le feu vert de la DASS, qui est imminent, nous allons faire des épandages de larvicide biologique », explique à l’AFP Tristan Derycke, médecin et adjoint au maire de Nouméa, en charge des risques sanitaires.

Nouméa

A Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, tout est mis en oeuvre pour stopper l’épidémie de dengue qui s’est déclarée en janvier 2017 (Source : SIPA).

La municipalité a décidé de faire passer de 10 à 20 le nombre d’agents sur le terrain qui font de la prévention et détruisent les gîtes larvaires au domicile des personnes malades. Parallèlement, dix millions CFP (83.000 euros) ont été investis dans une campagne médiatique dont le slogan « la dengue tue en silence » – une allusion au moustique Aedes aegypti, ce vecteur de la dengue, n’émettant pas de son.

En collaboration avec l’université Monash de Melbourne en Australie, la ville de Nouméa s’est engagée dans un programme innovant d’éradication des moustiques, reposant sur l’introduction d’une bactérie, la « wolbachia ». « Nous mettons beaucoup d’espoir dans cette technique, qui devrait aboutir à l’élimination de la dengue d’ici 2019 », a déclaré Tristan Derycke.

Dans l’immédiat, les autorités de Nouvelle-Calédonie insistent sur l’urgence de la crise de 2017 : « Nous sommes dans une situation d’urgence sanitaire absolue. On craint une épidémie majeure car trois sérotypes de dengue sur quatre circulent », s’alarme Tristan Derycke.

Source : Sciences & Avenir/AFP

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