Une comète pour le 1er avril

Le 1er avril 2017, la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak sera au plus près de la Terre à 21,2 millions de kilomètres. L’occasion pour tous de suivre sa course à la jumelle.

Non, cette comète-là n’a pas d’arêtes bien qu’elle ait rendez-vous avec la Terre le 1er avril : 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak – ainsi nommée d’après le nom de ses découvreurs – « frôlera » en effet notre planète. Aucune collision en vue cependant, car elle sera à 21,2 millions de kilomètres de nous, offrant pendant quelques jours aux habitants de l’hémisphère nord la possibilité de l’admirer au petit matin avec une simple paire de jumelles.

Ce petit objet glacé de 1,5 km a une orbite très excentrique qu’il parcourt en 5,4 ans. Au cours de sa trajectoire, il s’approche à 157 millions de km du Soleil, soit son point d’orbite le plus proche de l’étoile (périhélie) puis repart à 770 millions de km, quasi au voisinage de Jupiter. Chemin faisant, il frôle la Terre au cours des tous premiers jours d’avril.

41P/Tuttle-Giacobini-Kresak

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak entourée de sa chevelure.

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Un nouveau robot pour l’exploration des grands fonds marins

L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a dévoilé son prochain submersible d’exploration sous-marine. Largement autonome, il plongera jusqu’à 6.000 m, embarquant de nombreux instruments de mesure et saura aussi surveiller les pipelines.

Il s’appelle provisoirement A6k et représente la nouvelle génération d’engins lourds d’exploration sous-marine de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Aujourd’hui, outre des « gliders » et des observatoires posés sur le fond, les océanographes français disposent du vénérable Nautile (1984), un mini-sous-marin qui peut embarquer trois personnes (deux couchées et une assise…). Capable de descendre jusqu’à 6.000 m, ce dernier donne accès à 97 % des fonds océaniques. Cependant, il est coûteux à utiliser, avec toute la logistique qu’il impose, et ne peut rester que huit heures sous l’eau.

Depuis 1998, l’imposant Victor (voir ci-dessous) le complète. Sans équipage, ce sous-marin de 4,6 tonnes est relié au navire par un câble : c’est un engin « téléopéré », ou ROV (Remoted Operated Vehicle), ce qui ne l’empêche pas de descendre à 6.000 m. Pour se libérer de cette liaison, qui mobilise des pilotes sur le bateau durant la plongée, l’Ifremer a adopté en 2004 AsterX puis IdefX. Ce sont des « AUV » (Autonomous Underwater Vehicle), des sous-marins autonomes, de 800 kg, capables de rester 14 heures sous l’eau, de communiquer, si besoin, par modem acoustique et d’effectuer seuls une série de mesures programmées. Toutefois, ils ne descendent que jusqu’à 2.850 m.

Sous-marin autonome

Représentation du futur AUV d’ECA Group. Il sera autonome et plongera jusqu’à 6.000 m (Source : Ifremer/ECA Group/alliance Coral).

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Le Vantablack, matériau le plus noir au monde, dévoile son incroyable pouvoir sur les objets

La société britannique Surrey NanoSystems a livré de nouvelles démonstrations de l’incroyable matériau qu’elle a conçu : le Vantablack. Constitué de millions de nanotubes de carbone, ce matériau est tellement noir qu’il peut faire disparaitre les objets.

Non, ces images ne sont pas « photoshopées », ni passées par un quelconque logiciel de retouche. Elles sont simplement la démonstration d’un des matériaux les plus incroyables jamais créés : le Vantablack. Dévoilé en 2014 et conçu par la société britannique Surrey NanoSystems, ce matériau est ni plus ni moins le matériau le plus noir au monde.

Le secret du Vantablack réside dans sa structure. Il est composé de nanotubes de carbone 10.000 fois plus fins qu’un cheveu. Assemblés de façon verticale et serrés les uns contre les autres, ils sont trop petits pour que les photons, les particulières de lumière, puissent les pénétrer. Ces derniers se font alors piéger dans l’espace entre les tubes.

Cette particularité permet au Vantablack d’absorber 99,965% de la lumière incidente. Un record selon ses inventeurs qui affirment qu’aucun spectromètre ne s’est révélé assez puissant pour mesure la lumière que le matériau absorbe. Mais les chercheurs de Surrey NanoSystems sont allés plus loin.

Vantablack

Le vantablack, matériau le plus noir jamais conçu (Source : Surrey NanoSystems)

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Un tétraplégique retrouve l’usage de son bras grâce à une neuroprothèse

Un Américain tétraplégique peut à nouveau utiliser son bras et sa main droite pour boire ou manger, grâce à une neuroprothèse. Ce dispositif, qui rétablit une connexion entre le cerveau et les muscles, est une première médicale.

Cette avancée remarquable réalisée aux États-Unis (Cleveland) dépend d’un dispositif qui contourne la lésion de la colonne vertébrale en utilisant des fils, des électrodes et des logiciels informatiques pour reconnecter le cerveau et les muscles de son bras paralysé. « À notre connaissance, c’est le premier exemple au monde d’une personne atteinte d’une paralysie totale, complète », utilisant directement la pensée pour déplacer le bras et la main jusqu’à effectuer des « mouvements fonctionnels », a déclaré un des auteurs de l’étude, le docteur Bolu Ajiboye, à l’AFP.

Le patient âgé de 56 ans, Bill Kochevar, tétraplégique, blessé au niveau de la quatrième vertèbre cervicale, a deux boîtiers sur la tête et 192 micro-électrodes implantées chirurgicalement dans son cerveau, qui enregistrent les signaux que sa matière grise envoie lorsqu’il imagine bouger le bras et la main. Avec ce dispositif expérimental, ses muscles reçoivent des instructions par le biais de 36 électrodes implantées dans son bras et son avant-bras : il peut ainsi l’utiliser pour boire une gorgée de café, se gratter le nez et manger de la purée de pommes de terre. Bill Kochevar, qui a reçu ses implants intracérébraux fin 2014, est en outre équipé d’un bras mobile de support, également sous le contrôle de son cerveau, qui l’aide à surmonter la gravité qui l’empêcherait de lever le bras pour que sa main puisse saisir la fourchette et la tasse.

Des recherches précédentes s’appuyaient sur des éléments similaires de neuroprothèse. L’an dernier, le cas d’un jeune Américain, Ian Burkhart, avait été rapporté. Il avait réussi à se servir de sa main grâce à une interface cerveau-ordinateur, mais il souffrait d’une paralysie moins sévère, selon les auteurs de la nouvelle étude. Dans d’autres cas, des participants ont pu contrôler un bras robotique en utilisant leurs signaux cérébraux.

Cerveau imagerie

Des microélectrodes ont été implantées dans le cerveau du patient.

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Les sables électrostatiques de Titan

Les particules à la surface de cette lune de Saturne sont électriquement chargées ce qui modifie leur capacité à se déplacer sous les vents.

« Si vous construisez un château de sable sur Titan, il a des chances de rester intact pendant des semaines à cause des propriétés électrostatiques des grains de sable » révèle Josef Dufek, de l’Institut de technologie de Georgie. Bien sûr, personne n’envisage encore d’aller séjourner sur cette grosse lune de Saturne pour y faire des jeux de plage mais si le sable de Titan est effectivement électriquement chargé cela sera à prendre en compte dans l’hypothèse de l’envoi d’une mission robotisée vers cette destination : « Tout vaisseau spatial qui atterrira dans les zones sablonneuses de Titan aura du mal à rester propre » explique le chercheur. Il signe, avec d’autres membres de son université, dans la revue Nature Geoscience un article sur les étonnantes propriétés des sables de Titan.

Pour simuler le comportement des sables, les scientifiques de Georgia Tech ont disposé des grains de naphtalène et de biphényle (des particules composées de carbone et d’hydrogène dont la présence sur la surface de Titan est présumée) dans un tambour sous pression mimant les conditions atmosphériques de Titan (98% d’azote et pression plus forte) et l’ont agité pendant 20 minutes. A la sortie, les particules étaient effectivement électriquement chargées et 2 à 5 % d’entres elles sont restées à l’intérieur du tambour agglutinées et collées aux parois.

« Lorsque nous avons fait la même expérience avec des cendres volcaniques et du sable et en reproduisant les conditions terrestres tout est ressorti, rien n’a collé » raconte Josh Méndez Harper autre co-auteur de l’article. Le sable terrestre se charge aussi quand il est agité mais « les charges sont plus petites et se dissipent rapidement. C’est pourquoi vous avez besoin d’eau pour faire un château de sable sur Terre » explique le chercheur.

Titan

Titan photographiée par la sonde Cassini (Source : NASA)

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Une feuille d’épinard pour réparer le cœur !

Des chercheurs américains ont réussi à fabriquer un tissu cardiaque humain fonctionnel dans une feuille d’épinard. L’idée est d’utiliser la structure des vaisseaux de la plante pour alimenter les cellules du cœur en nutriments.

Après un infarctus, les cellules du muscle cardiaque endommagées n’arrivent plus à se contracter, d’où un risque d’insuffisance cardiaque. Ces cellules auraient besoin d’être remplacées par une greffe. En raison du manque de donneurs d’organes, des scientifiques se donnent comme objectif de recréer du tissu cardiaque au laboratoire par génie biologique. Mais il ne suffit pas d’arriver à obtenir un simple tas de cellules, encore faut-il les approvisionner en nutriments. Alors comment reconstruire artificiellement un réseau de vaisseaux capillaires ?

Une solution peut consister à imprimer les vaisseaux en 3D. Ici, une équipe de l’institut polytechnique Worcester propose d’utiliser des vaisseaux… de plantes. Car malgré leurs nombreuses différences, les plantes et les animaux présentent des similitudes dans la structure de leurs réseaux vasculaires. L’utilisation de plantes présente des avantages : la cellulose des végétaux est biocompatible, biodégradable et peu coûteuse ; la culture de plantes pose aussi moins de questions éthiques que des élevages d’animaux de laboratoire.

Pour cette étude parue dans Biomaterials, les chercheurs ont simplement acheté des feuilles d’épinard chez un commerçant local. Ensuite, ils ont utilisé une solution détergente pour éliminer les cellules végétales : cette étape de « décellularisation » retire le matériel cellulaire tout en conservant une matrice extracellulaire. « J’avais fait des travaux de décellularisation sur des cœurs humains auparavant, et quand j’ai regardé la feuille d’épinard sa tige m’a rappelé une aorte » a expliqué Joshua Gershlak, un des auteurs de ces travaux, dans Science alert. D’où l’idée d’utiliser la tige pour faire passer le sang qui sera ensuite réparti dans les minuscules vaisseaux de la feuille.

Epinard Lire la suite

Des nouvelles familles de tigres découvertes en Thaïlande, un « miracle »

Des bébés tigres ont été découverts dans un parc naturel dans l’est de la Thaïlande, ce qui constitue un « miracle » pour cette sous-espèce décimée par la déforestation et le braconnage généralisé, d’après les groupes de défense des animaux.

La Thaïlande, considérée comme une plaque tournante du trafic d’animaux sauvage en Asie, est l’un des treize pays où vivent encore des tigres à l’état sauvage, mais leur nombre a largement chuté ces dernières années. La dernière fois qu’une famille de tigres indochinois avait été aperçue remonte à 15 ans.

La déforestation, l’avancée des villages et le braconnage expliquent le recul du nombre de tigres en Asie. « Le rebond extraordinaire des tigres de l’est de la Thaïlande est un miracle », a expliqué John Goodrich, le directeur du programme tigre à Panthera, un groupe de préservation de ces animaux sauvages. D’après l’organisation, la Thaïlande est le seul pays au monde à avoir de nouvelles familles de tigres indochinois.

Tigre Thaïlande

Photo de deux tigres indonésiens dans une forêt thaïlandaise, prise en 2016 et fournie le 28 mars 2017 par Panthera, une ONG de protection des félins (Source : AFP/HO/DNP-FREELAND)

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