Dinosaures : les secrets de leurs tailles gigantesques recherchés au synchrotron ESRF

À dessein de mieux comprendre comment les bébés des grands dinosaures se développaient et aussi pourquoi certains d’entre eux sont devenus des géants au cours de l’évolution, des paléontologues ont scanné aux rayons X trente œufs d’une espèce qui vivait il y a environ 215 millions d’années. Certains d’entre eux contenaient des embryons à divers stades de développement.

Même s’il est possible de retrouver du collagène de dinosaures vieux de 80 millions d’années, nous n’aurons jamais accès à l’ADN de ces terribles lézards car celui-ci ne se conserve pas assez longtemps. Jurassic Park restera un rêve, on peut donc renoncer à observer des dinosaures in vivo pour comprendre en détail leur biologie et leur éthologie.

Pour autant, les paléontologues ne se découragent pas car la chimie et la physique peuvent leur donner des renseignements précieux sur ces questions avec, bien sûr, les indispensables études de terrains. Il est possible ainsi de se servir des isotopes pour tenter de savoir si les dinosaures étaient à sang chaud ou froid.

Depuis une vingtaine d’années, ce sont aussi les rayons X qui sont mis à contribution car ils permettent notamment de faire des études non destructrices des fossiles encore pris dans leur gangue rocheuse. On en a une nouvelle illustration en ce moment avec l’annonce faite sur le site du fameux European Synchrotron Radiation Facility (en français Installation européenne de rayonnement synchrotron), l’un des trois plus importants synchrotrons actuellement en fonctionnement dans le monde. L’ESRF, comme il est toujours appelé, a ainsi mis à la disposition des paléontologues l’une de ses lignes de lumière, comme on dit dans le jargon des physiciens, pour faire de la microtomographie durant quatre jours et quatre nuits.

Oeuf Mussaurus patagonicus

Un œuf de Mussaurus patagonicus en cours d’étude à l’European Synchrotron Radiation Facility (Source : ESRF).

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On a photographié la plus lointaine poussière d’étoiles de l’univers

Un effet de loupe a permis de photographier les nuages de poussière dans la très vieille galaxie A2744_YD4, à plus de 6 milliards d’années-lumière de la Terre. Ces restes de supernovæ donnent des indices sur la formation des premières étoiles.

C’est une chose d’observer au télescope l’une des plus lointaines – et donc des plus vieilles – galaxies de l’univers… C’en est une autre de la voir tellement bien qu’on peut y détecter un nuage de poussière d’étoiles. L’équipe dirigée par l’astronome français Nicolas Laporte, actuellement rattaché à l’University College de Londres, peut être fière de son exploit. L’étude de ces poussières permet d’étudier la formation des toutes premières générations d’étoiles.

Sur les images les plus précises du télescope spatial Hubble, quand il photographie les zones les plus reculées de l’univers, la galaxie A2744_YD4 n’était qu’un minuscule pâté rouge. Vu sa distance, et le temps qu’a mis sa lumière à parvenir jusqu’à nos yeux, on estime son image date de l’époque où l’Univers était âgé de seulement 600 millions d’années. Aujourd’hui, il a environ 14 milliards d’années… Autant dire qu’on parle de sa prime jeunesse.

Ces pixels rougeâtres à peine visibles de l’image Hubble ne nous apprenaient pas grand-chose, mais heureusement, un phénomène physique permet de «zoomer» sur cette galaxie : l’effet de lentille gravitationnelle. La cible des astronomes se situe en effet derrière un grand amas de galaxies nommé Abell 2744. Celui-ci est si massif que son champ gravitationnel dévie la lumière. Les rayons de notre petite galaxie sont donc émis par elle, puis s’écartent autour de l’amas de galaxies, et arrivent sous nos yeux en nous fournissant une image étirée.

Galaxie A2744_YD4

La galaxie A2744_YD4 photographiée par le grand radiotélescope Alma au Chili (Source : Alma/NASA/ESA/ESO).

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Des baleines à bec de True ont été filmées pour la première fois

Des chercheurs ont réussi à filmer pour la première fois des baleines à bec de True, une espèce de mammifères marins particulièrement difficiles à observer.

Pour la première fois, des baleines très rares à apercevoir, appelées baleines à bec de True (Mesoplodon mirus), ont été filmées en train d’évoluer sous l’eau, a annoncé la revue PeerJournal dans un article paru le 7 mars 2017. Une vidéo sous-marine et des photos de ces cétacés encore mal connus ont été réalisées au large des Açores et des Canaries et devraient « contribuer à révéler les secrets de cette espèce », indiquent les auteurs. Parmi les documents, figurent notamment pour la première fois des photos d’un petit.

« Voir des baleines à bec en mer est un événement si rare que de nombreux chercheurs consacrant leur vie à l’étude des cétacés n’en on jamais vu », peut-on lire dans Peer Journal. Mesoplodon mirus est l’une des 22 espèces de baleines à bec qui reste largement invisible au regard des humains : elle passe 92 % de son temps « dans des eaux profondes, généralement loin des côtes ». En outre, elle n’est pas attirée par les bateaux et ne fait pas autant d’acrobaties au-dessus de l’eau que les dauphins.

Baleineau à bec de True

Un baleineau à bec de True et sa mère (Source : Peer Journal)

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Voyage vers Mars : les risques pour la santé seraient nombreux

Les astronautes entreprenant un voyage vers Mars auraient de gros risques d’être victimes d’une leucémie. C’est le résultat d’une étude menée sur des cellules souches humaines ; celles-ci ont été exposées à des radiations semblables à celles qu’un équipage d’une exploration interplanétaire pourrait subir. Une affaire à éclaircir avant un départ vers la Planète rouge, d’autant qu’il existe d’autres risques.

Dans une expérience originale, des chercheurs du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, aux États-Unis, ont étudié les effets de radiations semblables à celles qui baignent l’espace interplanétaire, au-delà du champ magnétique terrestre. L’équipe, financée par la NASA, a produit des cellules souches hématopoïétiques humaines, ou CSH, c’est-à-dire celles qui donnent ensuite tous les types de cellules sanguines par différenciation.

Ces cellules ont été exposées à un flux de protons et d’ions (de fer) — simulant les particules du vent solaire et le rayonnement galactique — à des doses correspondant à des voyages au long cours, typiquement, à un voyage vers Mars. Résultat : les effets sont multiples… et délétères.

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46 produits d’entretien identifiés comme une source de pollution majeure

Le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme pour 46 produits d’entretien ménager vendus pour purifier l’air mais en fait sources d’une « pollution majeure de l’air intérieur », selon son enquête.

Sprays assainissants, produits désodorisants, anti-acariens ou désinfectants : le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme pour 46 produits d’entretien ménager sources d’une « pollution majeure de l’air intérieur », dans une étude dévoilée le 9 mars 2017. Dans son numéro hors-série d’avril-mai 2017, le magazine dresse la liste de 10 sprays assainissants, 12 produits désodorisants, 12 anti-acariens et 12 désinfectants, autant de biens que « l’on nous vend pour « purifier » l’air » mais qui sont « la première source de pollution de nos intérieurs ».

Des produits à « éliminer », selon l’association de consommateurs car « loin d’assainir la maison », ils « décuplent la pollution intérieure », cumulant « des substances allergènes, irritantes, voire toxiques ». Ainsi, « la majorité des 46 produits épinglés contient des composés organiques volatiles (COV), notamment le limonène, irritant et allergisant », précise 60 millions de consommateurs. Parmi les produits incriminés, on cite par exemple un désinfectant La Croix, des désodorisants de la marque Fébrèze ou encore des produits Sanytol.

« Notre secteur est très réglementé », se défend pour sa part auprès de l’AFP l’Afise, une association qui fédère les industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle, à travers sa déléguée générale Valérie Lucas. « Les ingrédients qui entrent dans la composition des produits sont rigoureusement sélectionnés et testés avant d’être mis sur le marché », précise-t-elle. En plus de la composition des produits, l’étude pointe du doigt les informations mentionnées sur les emballages, soulignant qu' »un seul produit a un étiquetage satisfaisant », alors que « les autres omettent de mettre en garde les consommateurs ».

Produits  entretien

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