Un fossile de dinosaure « unique au monde » découvert en Colombie

En pleine Cordillère des Andes, des paléontologues colombiens ont trouvé les restes fossilisés d’un dinosaure. L’âge des ossements leur confère une grande richesse.

Que ce soit pour la communauté scientifique ou le grand public, les découvertes de fossile de dinosaures sont toujours source d’émerveillement et de satisfaction. La dernière trouvaille en date, présentée comme « unique au monde », ne fait pas exception à la règle. Jeudi dernier en Colombie, près de Villa de Leyva, une cité touristique située à trois heures de Bogota ; une équipe de paléontologues a vu ses efforts récompensés par l’exhumation des restes d’un plésiosaure.

Le fossile est en effet celui d’un reptile marin de cette espèce, dont l’aspect est souvent rappelé pour évoquer Nessie, le monstre du Loch Ness. D’une taille estimée entre six et huit mètres de longueur, le plésiosaure, bien réel, nageait durant le crétacé inférieur (-145,5 millions d’années à -65,5 millions d’années), précisent dans un communiqué les spécialistes du musée géologique José Royo, à l’origine de la découverte. C’est d’ailleurs cette datation qui ferait toute la richesse de ce fossile, ajoutent-ils : « Ce type de découverte est de grande importance scientifique puisqu’elle est unique dans le monde au regard de l’âge géologique auquel elle appartient. »

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Un jeu pour découvrir les sources hydrothermales

L’Ifremer lance le jeu « Espions des grands fonds » pour aider les scientifiques à analyser les images issues d’observatoires déployés sur les dorsales Pacifique et Atlantique.

C’est probablement au fond des océans et autour des sources hydrothermales que la vie est apparue sur Terre. Ces structures, découvertes lors des premières explorations sous-marines robotisées (dans les années 1980), rejettent de l’eau chaude et des tas de minéraux et gaz dissous. Autour de chacune d’elles se développe un écosystème unique composé de centaines d’espèces de crevettes, d’anémones, de poissons et de gastéropodes.

La plupart d’entre elles abritent des formes de vie jamais vues ailleurs dont le métabolisme est basé sur la chimiosynthèse : la chaîne alimentaire repose sur des micro-organismes qui se développent en utilisant l’énergie des composés chimiques (méthane, hydrogène, sulfure…) contenus dans les fluides hydrothermaux.

Module Tempo Ifremer

Module d’observation TEMPO avec sa caméra, les quatre projecteurs et les sondes de mesures de température, oxygène et analyseur de fer. Ce module est déployé sur le site actif Grotto de la dorsale Juan de Fuca. (Source : Ifremer)

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Les plantes ralentissent-elles vraiment le changement climatique ?

La capacité des forêts à fixer une partie du CO2 atmosphérique est l’une des entrées essentielles des modèles de changement climatique. Mais une étude suggère que cette capacité aurait pu être surévaluée, notamment concernant les forêts subtropicales et tropicales. La faute à des sols trop pauvres en nutriments.

Les arbres de nos forêts ont la capacité à fixer une partie du CO2 atmosphérique. Du CO2 qui après assimilation leur permet de grandir. Et d’en capturer un peu plus pour grandir encore plus. De quoi, prédisent les modèles, nous protéger en partie des méfaits du changement climatique. Mais selon une étude australienne, les choses pourraient s’avérer un peu plus compliquées.

Pendant trois ans, des chercheurs de l’université occidentale de Sydney ont exposé une forêt d’eucalyptus à une atmosphère très riche en CO2. Les concentrations ont atteint les 550 ppm contre quelque 400 ppm dans l’atmosphère actuelle. Et si l’activité de photosynthèse a bien été dopée — de l’ordre de 19 % –, cela n’a eu aucune conséquence sur la croissance des arbres.

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SN 1987A, cette supernova découverte il y a 30 ans qui a révolutionné l’astronomie

En 1987, des astronomes ont assisté à l’explosion massive d’une étoile : la supernova SN 1987A devenue l’explosion stellaire la plus proche observée avec des instruments modernes. Pour célébrer les 30 ans de l’évènement, de nouvelles images du phénomène ont été dévoilées.

Il y a 30 ans, c’est un évènement historique auquel ont assisté des astronomes. Un évènement qui a permis de révolutionner la compréhension de la mort des étoiles. Le 23 février 1987, l’opérateur de télescope Oscar Duhalde se trouvait à l’observatoire de Las Campanas au Chili lorsqu’il a repéré une étoile particulièrement lumineuse qu’il n’avait jamais vue auparavant.

L’astre est apparu dans le Grand Nuage de Magellan, une galaxie naine qui figure parmi les plus proches de la Voie lactée. Cette même nuit, un second astronome également présent à Las Campanas, Ian Shelton, a réalisé la même observation. Il a d’abord cru qu’il s’agissait d’un défaut apparu lors de l’observation, mais il a rapidement changé d’avis en discutant avec ses collègues.

Cette étoile lumineuse ne venait pas de naitre, elle était en train de mourir et sa luminosité provenait en réalité d’une supernova résultant de l’explosion de l’astre : la supernova 1987A. Selon les scientifiques, l’étoile en question, Sanduleak -69° 202a, était une supergéante bleue 20 fois plus massive que le Soleil. Et sa mort a permis de la faire entrer dans l’histoire de l’astronomie.

Supernova SN 1987A

Le rémanent de la supernova SN 1987A dans le Grand Nuage de Magellan, observé le 31 janvier 2010 par l’instrument STIS du télescope spatial Hubble. Les deux points brillants sont des étoiles d’avant-plan. (Source : NASA/ESA/University of Colordo/Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

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