Le VIH en passe de perdre sa partie de cache-cache

Des chercheurs français ont trouvé le moyen d’identifier les cellules réservoirs du VIH dans lesquelles le virus peut rester caché pendant des années. Une étape déterminante dans la quête d’une guérison.

C’est l’un des plus redoutables mécanismes de défense du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui est en passe d’être déjoué. Une vaste équipe de chercheurs français* a en effet découvert le moyen d’identifier les « cellules réservoirs » du virus. Celles dans lesquelles le VIH se cache et qui sont responsables de la persistance du virus dans l’organisme, y compris lorsque le patient est sous antirétroviraux.

L’un des obstacles à l’élimination complète du VIH est en effet sa capacité à se mettre en latence pendant plusieurs dizaines d’années dans des cellules réservoirs, échappant ainsi à la réponse immunitaire et à la trithérapie. Or si les traitements sont stoppés, le virus réactive son mécanisme de réplication et fait progresser la maladie.

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Voie lactée : des chercheurs ont percé le mystère du déplacement de notre galaxie

Une équipe internationale de chercheurs est parvenue à comprendre pourquoi notre galaxie, la Voie lactée, se déplace à quelque 2,3 millions de kilomètres par heure. Ceci proviendrait d’une immense région vide jouant un rôle de « repousseur » : le Dipole Repeller.

Notre galaxie n’est pas immobile sur la toile cosmique. La Voie lactée tourne en effet sur elle-même et se déplace aussi à travers l’espace, comme sa compagne la galaxie d’Andromède. Les astrophysiciens ont découvert l’existence de ce mouvement depuis quelque 40 ans mais son origine restait indéterminée. Du moins jusqu’ici.

Grâce à une étude publiée le 30 janvier dans la revue Nature Astronomy, des scientifiques pensent avoir résolu le mystère. Ils ont découvert dans notre voisinage extragalactique, l’existence d’une immense région vide qui jouerait un rôle de « repousseur » sur notre galaxie. Son nom : le Dipole Repeller.

D’après les estimations des scientifiques, la Voie lactée se déplace dans l’espace à la vitesse vertigineuse de 630 kilomètres par seconde, soit 2,3 millions de kilomètres par heure. Pour expliquer ce déplacement, les recherches se sont portées par le passé sur la possibilité d’un excès de galaxies situées dans la direction générale de ce mouvement.

Voie lactée Antilles

La Voie lactée saisie dans toute sa splendeur depuis les Antilles françaises (Source : J. Blanchard ).

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Biodiversité : découverte de la première grenouille fluorescente

Aucun phénomène de fluorescence n’avait encore été observé chez un amphibien. Grâce à des chercheurs sud-américains, c’est désormais chose faite. Ils ont découvert une grenouille qui brille dans l’obscurité grâce à des molécules, elles aussi, totalement inédites.

Il existe environ 7.600 espèces d’amphibiens sur Terre. Et parmi elles, Hypsiboas punctatus, une grenouille arboricole qui vit en Amérique du Sud. Le signe particulier de cette grenouille par ailleurs tout à fait banale, ce sont des chercheurs de l’université de Buenos Aires (Argentine) qui viennent de le découvrir alors qu’ils étudiaient sa pigmentation. H. punctatus est en effet la première grenouille fluorescente à avoir été observée.

À la lumière du jour, cette grenouille arbore de jolies couleurs vertes, jaunes ou rouges. Mais éclairée par un faisceau ultraviolet, elle se met à briller intensément, d’une couleur bleu-vert. Un phénomène qui disparaît dans l’obscurité totale. De la fluorescence (qui nécessite une absorption d’énergie lumineuse) donc, et non de la bioluminescence (production de lumière par l’animal lui-même).

En lui-même, le phénomène n’est pas nouveau. De nombreuses espèces aquatiques fluorescentes ont déjà été décrites par les scientifiques. La fluorescence des coraux, par exemple, est très bien connue. Mais il existe aussi des poissons fluorescents ou encore des requins et même une tortue qui brillent dans l’obscurité. Même sur la terre ferme, on peut trouver des animaux fluorescents : des scorpions, notamment.

Grenouille Hypsiboas punctatus

Hypsiboas punctatus – ici, une grenouille arboricole originaire d’Amérique du Sud, comme elle – est le premier amphibien à montrer des capacités de fluorescence.

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L’épave du Titanic pourrait bientôt disparaître plus de 100 ans après son naufrage

Des scientifiques pensent que l’épave du Titanic échouée au fond de l’océan Atlantique pourrait disparaitre d’ici 20 ans, la faute à des micro-organismes qui dévorent lentement le fer de sa coque.

Survenu en avril 1912 dans l’océan Atlantique, le naufrage du Titanic reste probablement à ce jour le plus célèbre de l’histoire. Une catastrophe maritime qui a causé la disparition de quelque 1.500 passagers mais qui continue de fasciner les spécialistes comme le public.

Au cours des dernières décennies, l’épave du paquebot a été explorée à plusieurs reprises. Des études qui ont abouti à une conclusion inattendue. Plus de 100 ans après son naufrage, le Titanic pourrait disparaitre à cause de bactéries qui dévorent lentement le fer dont il est composé.

En 1985, lorsque le Titanic a été découvert à 3,8 kilomètres sous la surface, il était remarquablement bien préservé. A cette profondeur, le manque de lumière et la forte pression avaient en effet rendu l’endroit inhospitalier et donc ralenti la corrosion de l’épave. Sauf que cette préservation n’a pas duré très longtemps.

épave du titanic

Epave du titanic

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L’Etna entre en éruption, une dizaine de blessés

Une équipe de la BBC et des touristes ont connu la peur de leur vie lors d’une éruption de l’Etna jeudi 16 mars 2017.

En Sicile, l’Etna, le volcan le plus actif d’Europe, est entré dans une nouvelle phase d’activité soutenue depuis la fin du mois de février 2017 avec trois éruptions en trois semaines. La dernière date du 15 mars 2017 et s’est produite sur un nouveau cratère formé à 3200 mètres d’altitude selon l’Institut italien de vulcanologie (INGV) à Catane.

Elle n’a pas eu de conséquences majeures si ce n’est une importante coulée de lave, elle-même à l’origine d’un phénomène explosif (que les spécialistes appellent éruption phréatique) qui a eu lieu le lendemain, le 16 mars à 12h43 à 2700 mètres d’altitude. L’explosion s’est produite quand une grande quantité de vapeur, issue du réchauffement brutal de la neige au contact de la lave, s’est brutalement échappée de la coulée de lave sous laquelle elle était piégée, a expliqué Stefano Branca de l’INVG.

Eruption Etna 16/03/2017

Eruption de l’Etna en mars 2017 (Source : Anadilu Agency).

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Quand l’atmosphère de la Terre ressemblait à celle de Titan

Juste avant le début de l’oxygénation de l’atmosphère de la Terre, il y a 2,4 milliards d’années, notre Planète bleue aurait ressemblé à Titan pendant un million d’années. En effet, son atmosphère aurait alors contenu d’importantes quantités de méthane, à l’instar de la plus grande lune de Saturne.

Comme toute chose ou presque dans l’univers observable (la question de la variabilité des lois fondamentales se pose encore), l’atmosphère de la Terre a profondément évolué au cours des milliards d’années de son existence. Elle n’a commencé à contenir des quantités notables d’oxygène qu’il y a environ 2,4 milliards d’années, à un moment critique de l’histoire de la biosphère, appelé la Grande oxydation (ou encore la Crise de l’oxygène). C’est à ce moment que l’oxygène produit depuis un certain temps par des cyanobactéries photosynthétiques, comme celles construisant les stromatolites, a commencé à quitter les océans après les avoir saturés.

Les géochimistes et les géologues cherchent bien sûr à en savoir plus sur cet événement et sur ceux qui l’ont précédé. Il y a de bonnes raisons de penser que durant l’Archéen, c’est-à-dire la période géologique qui a occupé l’histoire de notre planète il y a entre 4 et 2,5 milliards d’années, l’atmosphère de la Terre primitive était constituée essentiellement d’azote, de vapeur d’eau et de gaz carbonique, lequel allait rapidement se trouver piégé sous forme de carbonates.

S’il n’y a jamais eu d’importantes quantités d’ammoniac de méthane dans l’atmosphère de la Terre, à l’instar de celles de Jupiter et Saturne et comme le supposait initialement l’expérience de Miller, elles ont dû disparaître rapidement du fait de la photochimie produite par le rayonnement solaire au cours de l’Hadéen.

Titan

Titan photographiée par la sonde Cassini (Source : NASA)

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